Organisation des chapitres de l’ouvrage
L’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, aborda d’emblée la question qui lui avait été soumise en ces termes : « Louange à Allah. Il est établi dans le Ṣaḥîḥ de al-Bukhârî, d’après Abû Hurayra, que le Prophète ﷺ a dit : “Allah n’a fait descendre aucun mal sans faire descendre en même temps son remède…” ». Puis il se mit à écrire librement, porté par son inspiration, passant d’un thème à l’autre jusqu’à ce que la fatwa devînt un volumineux ouvrage. Malgré ce caractère spontané, l’exposé s’est révélé remarquablement ordonné, gradué et harmonieux, chose inattendue pour une telle composition. On peut répartir ses matières en cinq grandes sections :
1) Des chapitres consacrés à l’invocation (duʿâ’) et à la bonne opinion d’Allah, tout en mettant en garde contre l’illusion que l’on pourrait se faire de Sa clémence (p. 4-98).
L’auteur ouvre la discussion par le ḥadith que nous venons de citer, rappelle qu’Allah a affirmé que le Coran est une guérison, puis souligne que les formules de rappel, les versets et les supplications employés comme remèdes sont en eux-mêmes bénéfiques et curatifs, mais qu’ils exigent l’accueil du cœur, la vigueur de la détermination et l’influence de celui qui les prononce. Il expose ensuite d’autres causes retardant la guérison, les conditions d’acceptation de la prière d’invocation et les fléaux qui en annihilent l’effet.
Il consacre enfin un chapitre important à répondre à une « question célèbre » : si l’objet de la prière est déjà décrété, il se réalisera forcément, que l’on invoque ou non ; s’il ne l’est pas, il ne se réalisera pas, que l’on invoque ou non ; à quoi sert donc l’invocation ? Il explique que ce qui est décrété l’est en fonction de causes, parmi lesquelles figure justement l’invocation ; puis il rappelle qu’Allah a fait des œuvres, dans Son Livre, la cause des biens et des maux en ce monde comme dans l’au-delà. Ainsi, le croyant repousse le décret d’un châtiment futur par un autre décret : celui du repentir, de la foi et des bonnes actions. Il met enfin en garde contre la duperie de l’âme qui, parfois,
ترتيب مباحث الكتاب
شرع المؤلف (رحمه الله) في الجواب عن الاستفتاء رأسًا بقوله: "الحمد لله. ثبت في صحيح البخاري من حديث أبي هريرة (رضي الله عنه) عن النبي ﷺ أنه قال: ما أنزل الله داء إلا أنزل له شفاء … ". ومضى يكتب مرتجلًا على سجيّته، متنقلًا من مبحث إلى آخر، حتى أصبحت الفتوى كتابًا كبيرًا. ومع ذلك جاءت مطالب الكتاب مرتّبة متدرّجة متناسقة خلاف ما يظن في مثل هذا التأليف. ويمكننا أن نقسم مباحثه إلى خمسة أقسام:
١) فصول في الدعاء وحسن الظنّ بالله تعالى مع الحذر من الاغترار به (٤ - ٩٨).
افتتح الكلام بالحديث الذي أوردناه آنفًا، وذكر أن الله تعالى أخبر عن القرآن أنه شفاء، ثم نبّه على أنّ الأذكار والآيات والأدعية التي يستشفى بها هي في نفسها نافعة وشافية ولكن تستدعي قبول المحلّ وقوة همة الفاعل وتأثيره. ثم ذكر أسبابًا أخرى لتخلّف الشفاء، وشروط قبول الدعاء، والآفات التي تحول دون تأثيره.
ثم عقد فصلًا مهمًّا للإجابة عن "سؤال مشهور"، وهو أن المطلوب بالدعاء إن كان مقدّرًا فلا بدّ من وقوعه، دعا به العبد أم لم يدع؛ وإلاّ لم يقع سواء سأله العبد أم لم يسأله فما فائدة الدعاء؟ وبيّن أن المقدور قدر وقوعه بأسباب، ومنها الدعاء، ثم ذكر أن الله سبحانه جعل الأعمال في كتابه سببًا لحصول الخيرات والشرور في الدنيا والآخرة، فالمؤمن يدفع قَدَر العقوبة الأخروية بِقَدَر التوبة والإيمان والأعمال الصالحة. ثم حذر من مغالطة نفس الإنسان إياه بالاتكال على عفو الله ومغفرته تارة،