parmi les Compagnons. Toutefois, s’il avait formulé cette invocation pour lui (1), un autre se serait levé (2), puis un autre encore ; la porte se serait ouverte, et peut-être même se serait dressé quelqu’un qui ne méritait nullement d’en être. S’abstenir était donc préférable, et Allah est plus Savant.
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Revenons maintenant à ce que nous évoquions : le remède de ce mal qui, s’il perdure, corrompt la vie d’ici-bas du serviteur aussi bien que son au-delà.
Parmi les choses qu’il faut impérativement savoir, il y a le fait que les péchés nuisent inéluctablement, et que leur effet sur les cœurs est comparable à celui des poisons sur les corps, avec des degrés de nocivité variables. Existe-t-il dans ce monde ou dans l’Au-delà un seul mal ou une seule maladie (3) dont la cause ne soit les péchés et les désobéissances ?
Qu’est-ce qui a fait sortir nos deux parents du Paradis, demeure des délices, de la félicité (4), de la gaieté et de la joie, pour les faire descendre dans la demeure des douleurs, des peines et des épreuves ? Qu’est-ce qui a expulsé Iblîs du royaume céleste, l’a chassé et maudit, a altéré son extérieur et son intérieur (5), si bien que son apparence (6) est devenue la plus hideuse et la plus repoussante, tandis que son for intérieur est encore plus infâme et abominable ? Qu’est-ce qui a changé la proximité en éloignement, la miséricorde en malédiction, la beauté en laideur, le Paradis en un Feu ardent, la foi en mécréance, et l’alliance avec le Protecteur digne de louange en la plus grande…