à son sujet.(1)
Une nuit, Tamîm ad-Dârî récita la sourate al-Jâthiya ; lorsqu’il parvint à ce verset : « Ceux qui commettent des méfaits pensent-ils que Nous les traiterons comme ceux qui ont cru et accompli des œuvres vertueuses ? Leur vie en ce monde et leur mort seraient-elles identiques ? Quel détestable jugement ils portent ! » (21) [al-Jâthiya : 21], il ne cessa de le répéter en pleurant jusqu’à l’aube.(2)
Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâḥ déclara : « J’aimerais n’être qu’un bélier ; ma famille m’égorgerait, mangerait ma chair et boirait mon bouillon. »(3)
Un examen complet de ce chapitre serait interminable.
Al-Bukhârî rapporte dans son Ṣaḥîḥ (4) : « Chapitre : La crainte qu’a le croyant de voir ses œuvres réduites à néant à son insu. » Ibrâhîm at-Taymî disait : « Chaque fois que je confronte mes paroles à mes actes, je crains d’être démenti. »(5) Ibn Abî Mulayka, pour sa part, affirma : « J’ai côtoyé trente compagnons du Prophète — paix et bénédiction sur lui — ; tous redoutaient pour eux-mêmes l’hypocrisie, pas un seul(6) ne disait…»