Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

…une preuve irréfutable de l’unicité divine, de la prophétie, du retour ultime et du fait que le Coran est Sa parole. Nous avons exposé la manière d’établir cette preuve dans notre ouvrage « Les Serments du Coran » (1), à propos de la Parole divine : « Non ! Je jure par ce que vous voyez, et par ce que vous ne voyez pas. Ceci est certes la parole d’un noble envoyé » (Al-Haqqah, 38-40). Nous avons également évoqué (2) un aspect de cette démonstration à propos de Sa parole : « Et en vous-mêmes ; ne discernez-vous donc pas ? » (Adh-Dhâriyât, 21), soulignant que l’être humain est pour lui-même (3) un témoignage de l’existence de son Créateur, de Son unicité, de la véracité de Ses messagers et de la réalité de Ses attributs de perfection (4).
Il apparaît donc clairement que celui qui néglige ces vérités se berce d’illusions dans les deux cas : qu’il y adhère avec certitude ou qu’il les renie et doute (5).
Si tu demandes : comment une conviction ferme, exempte de tout doute, concernant la résurrection, le Paradis et l’Enfer, peut-elle coexister avec l’absence d’œuvres (6) ? Est-il conforme à la nature humaine qu’un serviteur sache qu’il sera demain convoqué devant quelque roi (7) pour être châtié du plus sévère des châtiments ou honoré de la plus parfaite des distinctions, et qu’il passe néanmoins la nuit (8) insouciant, distrait, sans même se rappeler (9)…

(1) Il s’agit de l’ouvrage publié sous le titre *Al-Tibyan fi aqsam al-Qur’an* (« L’exposé sur les serments du Coran »). Voir p. 109. (2) Le manuscrit F porte : « Nous l’avons déjà mentionné. » (3) Le manuscrit L porte : « la preuve de lui-même » ; il en va de même dans le manuscrit Kh. (4) *Al-Tibyan fi aqsam al-Qur’an*, p. 190. (5) Le manuscrit Z porte : « le fait de démentir Ses messagers » ; il s’agit d’une altération. (6) Telle est la leçon de tous les manuscrits. En marge du manuscrit S figure : « takhalluf » (défaillance), avec la mention « Z Kh » au-dessus. Cela signifie que la leçon évidente est *takhallufu*, comme dans un autre manuscrit, afin que le terme soit coordonné à *tasdiq* (l’adhésion). Il ne fait aucun doute que la construction doit être comprise comme l’indique l’auteur de la note marginale. L’intention de l’auteur est claire. (7) Le manuscrit F porte : « roi ». (8) Le manuscrit L porte : « il récompensera » ; il s’agit d’une faute de copie. (9) Le manuscrit L porte : « il mentionne » ; il en va de même dans le manuscrit Kh.
على التوحيد والنبوة والمعاد وأن القرآن كلامه. وقد ذكرنا وجه الاستدلال بذلك في كتاب "أيمان القرآن" (١) عند قوله: ﴿فَلَا أُقْسِمُ بِمَا تُبْصِرُونَ (٣٨) وَمَا لَا تُبْصِرُونَ (٣٩) إِنَّهُ لَقَوْلُ رَسُولٍ كَرِيمٍ (٤٠)﴾ [الحاقة: ٣٨ - ٤٠]. وذكرنا (٢) طرفا من ذلك عند قوله: ﴿وَفِي أَنْفُسِكُمْ أَفَلَا تُبْصِرُونَ (٢١)﴾ [الذاريات: ٢١]، وأنّ الإنسان دليل لنفسه (٣) على وجود خالقه، وتوحيده، وصدق رسله، وإثبات صفات كماله (٤). فقد بان أنّ المضيِّع مغرور على التقديرين: تقدير تصديقه ويقينه، وتقدير تكذيبه وشكّه (٥). فإن قلت: كيف يجتمع التصديق الجازم الذي لا شك فيه بالمعاد والجنة والنار، ويتخلف العمل (٦)؟ وهل في الطباع البشرية أن يعلم العبد أنه مطلوب غدًا إلى بين يدي بعض الملوك (٧) ليعاقبه أشدَّ عقوبة، أو يكرمه أتمَّ كرامة، ويبيت (٨) ساهيًا غافلًا، لا يتذكر (٩)
(١) وهو المطبوع بعنوان "التبيان في أقسام القرآن". انظر ص ١٠٩. (٢) ف: "وقد ذكرنا". (٣) ل: "دليل نفسه"، وكذا في خا. (٤) التبيان في أقسام القرآن (١٩٠). (٥) ز: "تكذيبه رسله"، تحريف. (٦) كذا في النسيخ كلها. وفي حاشية س: "تخلّف"، وفوقه: "ظ خ"، يعني أن الظاهر "تخلّفُ" كما في نسخة أخرى، ليكون معطوفًا على "التصديق"، ولا شك أن وجه الكلام كما قال صاحب الحاشية. ومقصود المؤلف ظاهر. (٧) ف: "ملك". (٨) ل: "يثيب"، تصحيف. (٩) ل: "يذكر"، وكذا في خا.

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