…une preuve irréfutable de l’unicité divine, de la prophétie, du retour ultime et du fait que le Coran est Sa parole. Nous avons exposé la manière d’établir cette preuve dans notre ouvrage « Les Serments du Coran » (1), à propos de la Parole divine : « Non ! Je jure par ce que vous voyez, et par ce que vous ne voyez pas. Ceci est certes la parole d’un noble envoyé » (Al-Haqqah, 38-40). Nous avons également évoqué (2) un aspect de cette démonstration à propos de Sa parole : « Et en vous-mêmes ; ne discernez-vous donc pas ? » (Adh-Dhâriyât, 21), soulignant que l’être humain est pour lui-même (3) un témoignage de l’existence de son Créateur, de Son unicité, de la véracité de Ses messagers et de la réalité de Ses attributs de perfection (4).
Il apparaît donc clairement que celui qui néglige ces vérités se berce d’illusions dans les deux cas : qu’il y adhère avec certitude ou qu’il les renie et doute (5).
Si tu demandes : comment une conviction ferme, exempte de tout doute, concernant la résurrection, le Paradis et l’Enfer, peut-elle coexister avec l’absence d’œuvres (6) ? Est-il conforme à la nature humaine qu’un serviteur sache qu’il sera demain convoqué devant quelque roi (7) pour être châtié du plus sévère des châtiments ou honoré de la plus parfaite des distinctions, et qu’il passe néanmoins la nuit (8) insouciant, distrait, sans même se rappeler (9)…