L’un des salaf (les pieux prédécesseurs) a dit : « Lorsque tu vois Allah faire se succéder Ses bienfaits sur toi (1) alors que tu persistes dans la désobéissance, prends-y garde ; ce n’est qu’un istidrâj (2) par lequel Il t’attire peu à peu (3). »
Allah, exalté soit-Il, a dit : « Et n’eût été qu’il y eût le risque que les hommes ne forment qu’une seule communauté [d’incrédules], Nous aurions certes assigné à ceux qui nient le Tout-Miséricordieux des toits d’argent à leurs demeures et des escaliers où ils monteraient, ainsi que des portes pour leurs maisons et des divans sur lesquels ils s’étendraient, – et encore des ornements. Tout cela n’est cependant que la jouissance passagère de la vie d’ici-bas, tandis que l’au-delà, auprès de ton Seigneur, est réservé aux pieux. » (sourate al-Zukhruf, 33-35)
Il a, de plus, réfuté ceux qui nourrissent de telles pensées en disant : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve, l’honore et le comble de bienfaits, il dit : “Mon Seigneur m’a honoré.” Mais quand Il l’éprouve en restreignant sa subsistance, il dit : “Mon Seigneur m’a avili.” Point du tout ! » (sourate al-Fajr, 15-17). Autrement dit : ce n’est pas parce que J’accorde à quelqu’un des bienfaits et que J’élargis sa subsistance que Je l’ai forcément honoré, ni parce que J’éprouve un autre et resserre sa subsistance que Je l’ai forcément abaissé. J’éprouve celui-ci par la faveur et J’honore celui-là par l’épreuve.
Le Jâmiʿ de at-Tirmidhî (4) rapporte encore de lui ﷺ : « Allah accorde la vie d’ici-bas à celui qu’Il aime et à celui… »