puis on le précipitera dans le Feu.
Dans le Ṣaḥîḥ, Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète ﷺ a dit (1) : « Quiconque s’approprie, sans droit, ne fût-ce qu’une empan de terre sera englouti, le Jour de la Résurrection, jusqu’à sept strates de la terre. » (2)
Dans les deux Ṣaḥîḥs (3), le même compagnon rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : « Le feu que les fils d’Adam entretiennent ici-bas n’est qu’une part, une sur soixante-dix, du Feu de Jahannam. » Ils dirent : « Par Allah ! C’est déjà bien suffisant ! » Il répondit : « Elle la dépasse pourtant de soixante-neuf parts, chacune aussi brûlante que la première. »
Enfin, le Musnad (4) rapporte, d’après Mu‘âdh — qu’Allah l’agrée —, que le Messager d’Allah ﷺ lui fit cette recommandation : « N’associe rien à Allah, dussent-ils te tuer ou te brûler ; ne te montre jamais ingrat envers tes parents, même s’ils t’ordonnaient de te séparer de ta famille et de tes biens ; et ne délaisse jamais, volontairement, une prière obligatoire, car celui qui l’abandonne… »
(1) Dans les manuscrits L et Z : « de sa part — que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui ». Le manuscrit F ajoute : « Il dit ».
(2) Al-Bukhari a rapporté ce hadith avec cette formulation, d’après Ibn Umar, dans le chapitre consacré au péché de celui qui usurpe injustement une portion de terre, dans le Livre des injustices (n° 2454), ainsi que dans le Livre du commencement de la création (n° 3196). Quant au hadith d’Abu Hurayra, Muslim l’a rapporté dans le Livre de l’irrigation, au chapitre de l’interdiction de l’injustice, de l’usurpation des terres et autres sujets similaires (n° 1611), avec la formulation : « Allah lui fera porter cette terre autour du cou jusqu’au septième niveau de la terre. »
(3) Rapporté par al-Bukhari dans le Livre du commencement de la création, au chapitre de la description du Feu (n° 3265), et par Muslim dans le Livre du Paradis, au chapitre de l’intensité de la chaleur du Feu de l’Enfer… (n° 2843).
(4) Musnad Ahmad, vol. 5, p. 238, n° 22075, par la voie de Safwan ibn Amr, d’après Abd al-Rahman ibn Jubayr ibn Nufayr al-Hadrami, qui le rapporte de Muadh.
Al-Mundhiri a dit : « … La chaîne de transmission d’Ahmad est authentique, si elle était exempte de toute interruption ; en effet, Abd al-Rahman ibn Jubayr ibn Nufayr n’a pas entendu ce récit de Muadh. » Voir l’édition critique du Musnad, vol. 36, p. 393.