et ceux qui se manifesteront dans l’au-delà. Il rappelle en outre qu’Allah, exalté soit-Il, n’a évoqué cette maladie dans Son Livre qu’à propos de deux catégories d’hommes : le peuple de Loth et les femmes. Puis il ajoute : « C’est un mal dont les médecins avouent l’impuissance à trouver le remède ; sa guérison leur échappe. Par Allah, c’est le mal incurable, le poison mortel… » (p. 491).
Il ressort de tout cela que la consultation adressée à l’auteur concernait bel et bien le mal de la passion amoureuse : comment le soigner et délivrer celui qui en souffre des tourments qui l’accablent ? La formulation même de l’istiftâʾ montre qu’il s’agit d’un mal déjà présent et non d’un simple risque à venir ; l’auteur aurait donc pu se borner à exposer les moyens d’en être délivré, comme il l’a fait dans le chapitre magistral de Zad al-Maʿâd intitulé « Chapitre sur la conduite du Prophète ﷺ dans le traitement de l’amour passionnel ». Il l’ouvre en ces termes :
« C’est une maladie du cœur qui se distingue de toutes les autres par sa nature, ses causes et son traitement. Lorsqu’elle s’ancre et se consolide, les médecins se montrent impuissants à l’endiguer et le malade demeure démuni face à son mal. Allah, exalté soit-Il, n’en a parlé dans Son Livre qu’à propos de deux groupes : les femmes et les adolescents imberbes dont certains hommes s’éprennent. Il l’a mentionnée dans l’histoire de la femme de l’Azîz à propos de Joseph, ainsi que chez le peuple de Loth. » (1)
Il énumère ensuite huit cas de figure et prescrit pour chacun le remède approprié. Sous bien des aspects — rigueur de l’analyse et précision de l’exposé — ce chapitre de Zad al-Maʿâd constitue la réponse attendue à la consultation qui lui avait été soumise.
Quant à l’ouvrage volumineux que nous avons sous les yeux, l’auteur — qu’Allah lui fasse miséricorde — y a emprunté une autre voie qu’il assume et justifie, ajoutant que son maître s’y conformait lui aussi,