…de lui la prière pendant quarante matins ; s’il se repent, Allah accueillera son repentir. S’il récidive, Allah n’acceptera pas davantage de lui la prière durant quarante matins ; s’il se repent, Allah lui pardonnera de nouveau. Je ne sais plus, à la troisième ou à la quatrième fois, il ajouta : « Et s’il y retombe encore, il incombe à Allah de lui faire boire de la Radghat al-khabâl (la lie putride) le Jour de la Résurrection. »
Le Musnad rapporte également, d’après Abû Mûsâ, que le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Quiconque meurt en état d’ivrognerie chronique, Allah le fera boire de la rivière al-Ghûṭa. » On demanda : « Qu’est-ce que la rivière al-Ghûṭa ? » Il répondit : « Un fleuve qui s’écoule des parties intimes des prostituées ; l’odeur de leurs parties offence même les habitants de l’Enfer. »
(1) Dans la version F : « ne fut pas acceptée ».
(2) Le passage « S’il récidive… » jusqu’ici ne figure pas dans la version L. Il en va de même dans la version Kha.
(3) La radgha désigne une grande quantité de boue et de vase. Le ḥadith l’explique comme étant « l’exsudat des gens de l’Enfer ». Voir *An-Nihaya*, t. 2, p. 215.
(4) *Al-Musnad*, t. 4, p. 399, no 19569. Ibn Hibban (no 5346), al-Hakim, t. 4, p. 163, no 7234, Abu Ya‘la (no 7248) et d’autres l’ont également rapporté par la voie d’al-Fudayl ibn Maysara, d’après Abu Hurayz, d’après Abu Burda, d’après Abu Musa, qui en rapporta le contenu. Al-Hakim a déclaré : « Ce ḥadith possède une chaîne de transmission authentique, bien qu’ils [al-Bukhari et Muslim] ne l’aient pas rapporté. » Je dis : Abu Hurayz a été jugé digne de confiance par Abu Zur‘a et par Ibn Ma‘in, selon une version rapportée par Ibn Abi Khaythama. Ibn Ma‘in le jugea toutefois faible dans une autre version, de même qu’an-Nasa’i. Abu Dawud a dit : « Ses ḥadiths ne valent rien. » L’imam Ahmad a dit : « Son ḥadith est réprouvé. » Interrogé à son sujet, l’imam Ahmad précisa que Yahya — c’est-à-dire Yahya ibn Sa‘id — le critiquait, et ajouta : « Je ne le considère que comme il l’a décrit. » ‘Ali ibn al-Madini rapporte que Yahya ibn Sa‘id lui dit : « Je demandai à Fadl ibn Maysara : “Que valent les ḥadiths d’Abu Hurayz ?” Il répondit : “Je les avais entendus, puis mon livre fut perdu ; je les ai ensuite récupérés auprès de quelqu’un d’autre.” » Ibn ‘Adi a déclaré : « La plupart de ce qu’il rapporte n’est corroboré par personne. » Voir *Al-Kamil* d’Ibn ‘Adi, t. 4, p. 158-168, et *Tahdhib al-Kamal*, t. 14, p. 420-423.
(5) Le mot « également » est omis dans la version F.