…qu’ils ne la placent dans ces étoffes rêches. Il s’en exhale alors une puanteur plus infecte que l’odeur de la pire charogne jamais trouvée sur la surface de la terre. Les anges s’élèvent avec cette âme ; chaque fois qu’ils croisent une assemblée angélique, on s’écrie : « Quelle est donc cette âme perverse ? » – « C’est untel, fils d’untel », répond-on, en le désignant par les noms les plus ignobles qu’il portait dans le bas-monde. Ils demandent qu’on lui ouvre les portes, mais celles-ci demeurent closes.
Le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – récita alors : « Les portes du ciel ne leur seront point ouvertes, et ils n’entreront pas au Paradis tant que le chameau ne passera pas par le chas d’une aiguille. » (sourate Al-Aʿrâf, v. 40)
Puis Allah – exalté soit-Il – dira : « Inscrivez son registre dans Sijjîn, dans les tréfonds de la terre inférieure. » Son âme est alors rejetée violemment. Le Prophète récita encore : « Quiconque associe à Allah, c’est comme s’il tombait du ciel ; les oiseaux le happent ou le vent l’abîme dans un lieu escarpé. » (sourate Al-Hajj, v. 31)
Son âme est ensuite réintroduite dans son corps. Deux anges viennent le faire asseoir et lui demandent : « Qui est ton Seigneur ? » – « Hein… Hein… je ne sais pas. » – « Quelle est ta religion ? » – « Hein… Hein… je ne sais pas. » – « Et cet homme qui fut envoyé parmi vous, qui est-il ? » – « Hein… Hein… je ne sais pas. »
Un héraut crie alors du haut du ciel : « Mon serviteur a menti ! Donnez-lui une couche de feu, revêtez-le de feu et ouvrez-lui une porte menant au Feu. » Sa chaleur brûlante et son âcre fumée l’assaillent, tandis que sa tombe se resserre jusqu’à ce que ses côtes s’entrecroisent.
Un homme au visage hideux, vêtu d’habits repoussants et exhalant une odeur nauséabonde, vient alors à lui et dit : « Réjouis-toi de ce qui te fera souffrir ! Voici le jour qui…