Dans le Musnad, il est rapporté d’après al-Barâʾ ibn ʿAzib : « Nous sortîmes avec le Prophète — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — pour la prière funéraire d’un homme parmi les Ansâr. Arrivés à la tombe, qui n’était pas encore creusée en niche, le Prophète s’assit, et nous nous assîmes autour de lui, immobiles au point qu’on aurait dit des oiseaux posés sur nos têtes. Dans sa main, il tenait une petite branche avec laquelle il traçait des lignes sur la terre. Il leva alors la tête et dit : “Cherchez protection auprès d’Allah contre le châtiment de la tombe”, — il le répéta deux ou trois fois.
Puis il déclara : “Lorsque le serviteur croyant se détache de ce monde pour se tourner vers l’Au-delà, des anges descendent du ciel vers lui, leurs visages d’une blancheur éclatante, comme si c’étaient des soleils. Ils apportent un linceul tiré des linceuls du Paradis et un parfum tiré des parfums du Paradis, et ils s’installent près de lui à perte de vue. L’Ange de la Mort vient alors, s’assied à sa tête et dit : ‘Ô âme paisible, sors vers le pardon d’Allah et Sa satisfaction.’ Elle s’extrait aussitôt, fluide comme la goutte d’eau qui glisse de l’ouverture d’une outre.”