…placés en Allah. En résumé, la bonne opinion n’a de sens que lorsque les causes de la réussite sont réunies. Mais lorsque les causes de la perdition sont avérées, il n’est plus possible de parler d’une bonne opinion. Objection : « Cette bonne opinion est tout de même permise, puisqu’elle s’appuie sur l’immensité du pardon d’Allah, sur Sa miséricorde, Sa clémence et Sa générosité ; Sa miséricorde a précédé Sa colère, et Il ne retire aucun avantage à punir ni ne subit aucun tort à pardonner. » Réponse : Il en est bien ainsi, et Allah est au-delà même de cela : plus sublime, plus noble, plus généreux, plus miséricordieux encore. Toutefois, Il n’accorde ces grâces qu’en leur lieu légitime, car Il est — exalté soit-Il — qualifié de sagesse, de puissance, de vengeance, d’une prise rigoureuse et du châtiment de qui le mérite. Si l’on fondait la bonne opinion sur la seule évocation de Ses Noms et Attributs, le pieux et le pervers, le croyant et le mécréant, Son allié et Son ennemi, se retrouveraient à égalité. Que valent donc Ses Noms et Ses Attributs pour le criminel qui n’a récolté que Son indignation et Sa colère, qui s’est exposé à Sa malédiction, s’est précipité dans Ses interdits et a violé Ses sanctuaires ? La bonne opinion profite en réalité à celui qui se repent, regrette, renonce au péché, remplace la mauvaise action par une bonne, consacre le reste de sa vie au bien et à l’obéissance, puis nourrit alors une bonne opinion d’Allah. Voilà la véritable bonne opinion ; la première n’est qu’illusion. Et c’est d’Allah que vient le secours.
الله" (١). وبالجملة، فحسن الظن إنّما يكون مع انعقاد أسباب النجاح. وأما مع انعقاد أسباب الهلاك، فلا يتأتّى إحسان الظن. فإن قيل: بل يتأتى ذلك، ويكون مستندُ حسن الظن سعةَ مغفرة الله ورحمته وعفوه وجوده، وأنّ رحمته سبقت غضبه، وأنه لا تنفعه العقوبة ولا يضرّه العفو. قيل: الأمرُ هكذا، واللهُ فوق ذلك، وأجلّ (٢) وأكرم وأجوَد وأرحم. ولكن إنما يضع ذلك في محله اللائق به، فإنه سبحانه موصوف بالحكمة، والعزة، والانتقام وشدة البطش، وعقوبة من يستحق العقوبة. فلو كان معوَّلُ حُسنِ الظنّ على مجرد صفاته وأسمائه لاشترك في ذلك البرّ والفاجر، والمؤمن والكافر، ووليه وعدوه. فما ينفع المجرمَ أسماؤه وصفاته، وقد باء بسخطه وغضبه، وتعرّض للعنته، وأوضعَ في محارمه، وانتهك حرماته؟ بل حسن الظن ينفع من تاب، وندم، وأقلع، وبدّل السيئة بالحسنة، واستقبل بقية عمره بالخير والطاعة، ثم حسّن الظنّ. فهذا حسن الظن (٣)، والأول غرور! والله المستعان.
(١) أخرجه الترمذي (٢٤٥٩) وأحمد ٤/ ١٢٤ (١٧١٢٣) وابن ماجه (٤٢٦٠) والحاكم ١/ ١٢٥ (١٩١) وغيرهم، من طريق أبي بكر بن أبي مريم عن ضمرة بن حبيب عن شداد بن أوس، فذكره. قال الترمذي: "هذا حديث حسن". وقال الحاكم: "هذا حديث صحيح على شرط البخاري ولم يخرجاه"، فتعقبه الذهبي بقوله: "لا والله، أبو بكر واهٍ". (٢) "أجلّ" ساقط من ز. (٣) س، ز، ل: "حسن ظنّ". والمثبت من ف، وكذا في خا، خب.