…placés en Allah.
En résumé, la bonne opinion n’a de sens que lorsque les causes de la réussite sont réunies. Mais lorsque les causes de la perdition sont avérées, il n’est plus possible de parler d’une bonne opinion.
Objection : « Cette bonne opinion est tout de même permise, puisqu’elle s’appuie sur l’immensité du pardon d’Allah, sur Sa miséricorde, Sa clémence et Sa générosité ; Sa miséricorde a précédé Sa colère, et Il ne retire aucun avantage à punir ni ne subit aucun tort à pardonner. »
Réponse : Il en est bien ainsi, et Allah est au-delà même de cela : plus sublime, plus noble, plus généreux, plus miséricordieux encore. Toutefois, Il n’accorde ces grâces qu’en leur lieu légitime, car Il est — exalté soit-Il — qualifié de sagesse, de puissance, de vengeance, d’une prise rigoureuse et du châtiment de qui le mérite. Si l’on fondait la bonne opinion sur la seule évocation de Ses Noms et Attributs, le pieux et le pervers, le croyant et le mécréant, Son allié et Son ennemi, se retrouveraient à égalité. Que valent donc Ses Noms et Ses Attributs pour le criminel qui n’a récolté que Son indignation et Sa colère, qui s’est exposé à Sa malédiction, s’est précipité dans Ses interdits et a violé Ses sanctuaires ?
La bonne opinion profite en réalité à celui qui se repent, regrette, renonce au péché, remplace la mauvaise action par une bonne, consacre le reste de sa vie au bien et à l’obéissance, puis nourrit alors une bonne opinion d’Allah. Voilà la véritable bonne opinion ; la première n’est qu’illusion. Et c’est d’Allah que vient le secours.