et que Ses messagers L’ont également décrit ainsi, alors que, dans son ignorance, il s’imagine que prendre ces affirmations dans leur sens apparent relèverait de l’égarement et de la mécréance ?
Et comment celui qui pense qu’Il ne parle pas, n’ordonne pas, n’interdit pas, n’agrée pas et ne se met pas en colère pourrait-il nourrir une bonne opinion de Lui ?
Au sujet de ceux qui doutaient que Son ouïe s’applique à certains détails – en l’occurrence les propos à voix basse – Allah, Exalté soit-Il, a dit : « Tel est le mauvais soupçon que vous aviez nourri à l’égard de votre Seigneur ; il vous a perdus, et vous voilà parmi les perdants. » (sourate Fussilat, 23)
Parce qu’ils pensaient qu’Allah ne savait pas une grande partie de ce qu’ils faisaient, ce mauvais soupçon qu’ils entretenaient à Son encontre les a ruinés ; c’est cette opinion qui les a précipités dans leur perte.
Il en est ainsi de quiconque renie Ses attributs de perfection, Ses qualificatifs de majesté et Le décrit d’une façon indigne de Lui. Si une telle personne s’imagine qu’Il la fera entrer au Paradis, ce n’est là qu’illusion et duperie de son âme, ruse de Satan, et nullement une bonne opinion de son Seigneur.
Réfléchis donc à ce point et mesure l’extrême nécessité d’y prêter attention !
Comment, en effet, le cœur d’un serviteur pourrait-il concilier la certitude qu’il rencontrera Allah, qu’Allah entend ses paroles, voit l’endroit où il se trouve, connaît son secret comme ce qu’il affiche, qu’aucune de ses affaires ne Lui échappe et qu’il sera placé devant Lui pour rendre compte de tous ses actes, alors qu’il persiste dans ce qui Le courrouce, néglige Ses ordres, laisse Ses droits à l’abandon, tout en prétendant malgré cela entretenir à Son égard une bonne opinion ?