les cinq prières obligatoires, lorsqu’elles s’accompagnent de l’abstention des péchés majeurs, se prêtent mutuellement assistance et coopèrent à l’expiation des fautes mineures, alors même que le Très-Haut a dit : « Si vous vous abstenez des énormités qui vous sont interdites, Nous effacerons vos mauvaises actions » (Coran 4 : 31).
On comprend donc que le fait qu’une pratique soit, à elle seule, cause d’expiation n’exclut pas qu’elle puisse se conjuguer à une autre cause pour produire cette même expiation ; réunies, les deux causes rendent l’expiation plus forte et plus complète que si l’une agissait isolément. Plus les causes d’expiation se multiplient et se renforcent, plus l’expiation devient puissante, parfaite et englobante.
De même, certains se contentent de cette parole du Prophète — paix et salut sur lui — rapportant les Paroles de son Seigneur : « Je suis tel que Mon serviteur pense de Moi ; qu’il ait donc de Moi l’opinion qu’il veut. » Autrement dit : ce qu’il s’imagine de Moi, Je l’accomplirai pour lui.
Il ne fait toutefois aucun doute que la bonne opinion n’existe qu’avec iḥsân (la bienfaisance) : celui qui fait le bien nourrit une bonne opinion de son Seigneur, persuadé qu’Il le récompensera pour sa bienfaisance, qu’Il ne manque jamais à Sa promesse et qu’Il acceptera son repentir. Quant au pécheur qui persévère dans les fautes graves, l’injustice et la désobéissance, la désolation…