de l’Au-delà par le décret du repentir, de la foi et des œuvres vertueuses ; telle est la contrepartie exacte du décret redouté dans ce monde et de ce qui le combat : ils sont d’égale valeur. Le Seigneur des deux demeures est unique et Sa sagesse est une ; aucune de Ses décisions ne contredit ni n’annule une autre.
Cette question compte donc parmi les plus nobles pour qui en saisit la portée et lui accorde l’attention qu’elle mérite ; et c’est d’Allah que l’on implore l’aide.
Il lui reste cependant deux choses dont dépend l’achèvement de son bonheur et de sa réussite.
La première consiste à connaître en détail les causes du mal et du bien, et à posséder à leur sujet une clairvoyance fondée sur ce qu’il observe dans le monde, sur ce qu’il a éprouvé en lui-même et chez autrui, ainsi que sur les récits qu’il a entendus des nations anciennes et récentes.
Le moyen le plus profitable est la méditation du Coran : il s’en charge de la façon la plus parfaite, exposant de manière détaillée et explicite toutes les causes du mal et du bien. Vient ensuite la sunna, sœur du Coran, seconde révélation. Quiconque leur consacre son attention se suffira d’elles et n’aura besoin de rien d’autre ; elles te montrent le bien, le mal et leurs causes, jusqu’à ce que tu les contemples comme si tu les voyais de tes propres yeux.
Puis, lorsque tu réfléchiras aux récits des nations et aux ayâm Allah (les « Jours d’Allah ») — ce qu’Il a fait advenir pour les gens qui Lui obéissent et ceux qui Lui désobéissent — tu constateras qu’ils s’accordent avec ce que tu as appris du Coran et de la sunna ; tu verras en détail ce qu’Allah a annoncé et promis, et tu discerneras, à travers Ses signes dans l’horizon, ce qui t’indique que…