En somme, le Coran, du premier au dernier verset, affirme sans ambiguïté que la rétribution, qu’elle soit favorable ou défavorable, tout comme les lois relevant de l’ordre cosmique ou normatif, sont liées à des causes ; de même, tous les jugements relatifs à ce monde et à l’Au-delà, avec leurs intérêts et leurs méfaits, dépendent de causes et d’actions.
Quiconque saisit cette question et la médite comme il convient en tire un bénéfice incomparable : il ne s’en remettra pas au qadar (le décret divin) par ignorance, incapacité, négligence ou laisser-aller, au point que sa confiance devienne inertie et que son inertie se pare du nom de confiance.
Bien au contraire, le véritable juriste est celui qui oppose un qadar à un autre, repousse un décret par un autre, confronte un décret à un autre ; l’être humain ne peut subsister qu’ainsi. La faim, la soif, le froid, de même que les peurs et les dangers les plus redoutables relèvent tous du qadar, et toutes les créatures s’efforcent de repousser ce décret par un autre.
De même, celui qu’Allah guide et à qui Il inspire la droiture repousse le décret du châtiment…