On présente ses condoléances à la famille du défunt jusqu’à trois jours après son inhumation (1).
On n’enterre pas deux personnes dans une même tombe, sauf en cas de nécessité (2).
Et tout cela est interdit par la Loi d’Allah.
Muslim (n° 935) rapporte d’après Abu Malik al-Ash‘ari (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « La nâ’iha (la pleureuse) qui ne se repent pas avant sa mort sera ressuscitée, le Jour de la Résurrection, vêtue d’un sirbâl (tunique) de qatrân (goudron) et d’une cuirasse de gale. »
C’est-à-dire que la gale et les démangeaisons se déchaîneront sur ses membres au point de recouvrir tout son corps, comme le ferait une chemise ou une cuirasse. Le qatrân est une résine d’arbre dont on enduisait les chameaux atteints de gale.
Al-Bukhari (n° 1232) rapporte d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ud (qu’Allah l’agrée) que le Prophète a dit : « Ne fait pas partie de nous celui qui se frappe les joues, déchire les juyûb (ouvertures du vêtement au col) et invoque les appels de la jâhiliya (période pré-islamique). »
[Latm : frapper. Juyûb (pl. de jayb) : ouverture du vêtement au niveau du cou, c’est-à-dire qu’il déchire son habit à cet endroit. Appels de la jâhiliya : paroles que disaient les Arabes avant l’islam, telles que : « Ô mon soutien ! », « Pilier de la maison ! », etc.]
(1) Car Ibn Mâja (n° 1601) rapporte que le Prophète a dit : « Tout musulman qui console (yu‘azzi) son frère éprouvé par un malheur, Allah le revêtira d’habits de noblesse le Jour de la Résurrection. »
[Yu‘azzi son frère : l’exhorte à la patience et le réconforte par des paroles telles que : « Qu’Allah accroisse ta récompense. »]
La ta‘ziya (présentation des condoléances) est déconseillée après trois jours, sauf pour le voyageur, car le chagrin s’apaise généralement à l’issue de ce délai et il n’est pas souhaitable de le raviver. Il est également déconseillé de la répéter. Il est préférable qu’elle ait lieu après l’inhumation, la famille du défunt étant alors occupée à la préparation des funérailles, sauf si leur peine est très vive ; dans ce cas, la présenter avant l’enterrement est préférable pour les soutenir.
(2) Al-Bukhari (n° 1280) rapporte d’après Jabir ibn ‘Abd Allah (qu’Allah les agrée) que le Prophète réunissait deux hommes parmi les martyrs d’Uhud dans une même tombe.
ويعزى أهله إلى ثلاثة أيام من دفنه (١).
ولا يدفن اثنان في قبر إلا لحاجة (٢).
وكل ذلك محرم في شرع الله ﷿.
روى مسلم (٩٣٥) عن أبي مالك الأشعري ﵁: أن النبى ﷺ قال: (النَّائحَةُ إذَا لَمْ تَتُبْ قَبْلَ مَوْتِهَا، تُقَامُ يوْمَ الْقِيَامة وعليها سِرْبالٌ مِن قَطِرَان، وَدِرعٌ مِنْ جَرَبٍ).
أي يسلط على أعضائهَا الجرب والحكة بحيث يغطي بدنها تغطية الدرع وهو القميص، وفي معناه السربال. والقطران نوع من صمغ الأشجار، تطلى به الإبل إذا جربت.
وروى البخاري (١٢٣٢) عن عبد الله بن مسعود ﵁ قال: قال النبي ﷺ: (لَيْسَ مِنَّا مَنْ لَطَمَ الخُدُودَ، وَشق الجُيوبَ، ودعا بدعوى الجاهلية).
[لطم: ضرب. الجيوب: جمع جيب، وهو فتحة الثوب من جهة العنق، أي شق ثيابه من ناحية الجيب. بدعوى الجاهلية: قال ما كان يقوله أهل الجاهلية، مثل: واعضداه، يا سند البيت، ونحوها].
(١) لما رواه ابن ماجه (١٦٠١) عن النبي ﷺ أنّه قال: (مَا منْ مُسْلم يُعَزَي أخَاهُ بمصِيبَة إلا كَسَاهُ اللهُ مِنْ َحلل الكَرَامَة يَوْمَ القِيَامَة).
[يعَزِّي أخاه: يحثه على الصبر ويواسيه بمثل قوله: أعظم الله أجرك].
وتكره بعد ثلاثة أيام إلا لمسافر، لأن الحزن ينتهي بها غالباً فلا يستحسن تجديده. كما يكره تكرارها، والأولى أن تكون بعد الدفن لاشتغال أهل الميت بتجهيزه، إلا إن اشتد حزنهم فتقديمها أولى، مواساة لهم.
(٢) روى البخاري (١٢٨٠) عن جابر بن عبد الله رضى الله عنهما: أن ﷺ كان يجْمعُ الرجُلينِْ من قتلى أحُد.