Section.
Quatre obligations incombent à l’égard du défunt :
1 – le laver,
2 – l’envelopper dans un linceul,
3 – accomplir sur lui la prière funéraire,
4 – et l’inhumer (1).
Deux catégories ne sont toutefois ni lavées ni couvertes par la prière funéraire :
1 – le martyr tombé sur le champ de bataille contre les polythéistes (2),
2 – et l’enfant mort-né qui n’a pas poussé de cri (3).
Le défunt est lavé un nombre impair de fois ; lors de la première ablution on emploie des feuilles de sidr (jujubier), et lors de la dernière on ajoute un peu de camphre (4).
(1) Les musulmans sont unanimes pour considérer ces quatre actes comme une obligation collective (fard kifaya). La preuve de leur caractère obligatoire est le consensus (ijma‘), fondé sur les hadiths dont certains seront cités plus loin dans le chapitre.
(2) Voir al-Bukhari, no 1278, d’après Jabir : le Prophète ordonna que les martyrs d’Uhud soient enterrés dans leurs vêtements tachés de sang, sans être lavés ni faire l’objet de la prière funéraire.
(3) Se fonde sur le hadith de at-Tirmidhi, no 1032 (et d’autres chaînes) rapporté par Jabir : « L’enfant mort-né n’est pas soumis à la prière funéraire, il n’hérite ni n’est hérité, tant qu’il n’a pas poussé un cri. » Ibn Majah rapporte également (no 1508) le propos suivant de Jabir : « Si le fœtus expulsé pousse un cri, on prie sur lui et il hérite. » – Le verbe « istahalla » (pousser un cri) désigne tout cri, éternuement ou mouvement attestant la vie.
(4) Cela est confirmé par le hadith rapporté par al-Bukhari, no 165, et Muslim, no 939, d’après Umm ‘Atiyya al-Ansariyya : « Le Messager d’Allah entra alors que nous lavions sa fille et dit : “Lavez-la trois fois, cinq fois, ou davantage si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et des feuilles de sidr (jujubier) pulvérisées ; lors du dernier lavage, mettez du kafur (camphre) ou un peu de kafur, et commencez par le côté droit et les parties concernées par le wudu (ablutions).” » – witr : nombre impair ; sidr : feuilles broyées d’un jujubier ; kafur : inflorescence du palmier (camphre).
"فصل" ويلزم في الميت أربعة أشياء:
١ - غسله
٢ - وتكفينه
٣ - والصلاة عليه
٤ - ودفنه (١)
واثنان لا يغسلان ولا يصلي عليهما
١ - الشهيد في معركة المشركين (٢)
٢ - والسقط الذي لم يستهل صارخا (٣)
ويغسل الميت وترا ويكون في أول غسله سدر وفي آخره شيء من كافور (٤)
(١) أجمع المسلمون على وجوب هذه الأمور الأربعة وجوبا كفائيا، والدليل على لزومها الإجماع، المستند إلى ما ورد من الأحاديث، التي سيأتي بعض منها في الباب.
(٢) لخبر البخاري (١٢٧٨) عن جابر ﵁ أن النبي ﷺ أمر في قَتْلى أُحُد بدفنهم في دمائهم، ولم يغسلوا ولم يُصَل عليهم.
(٣) لحديث الترمذي (١٠٣٢) وغيره، عن جابر ﵁، عن النبي ﷺ: قال: (الطَفْل لا يُصَلَى عليه ولا يَرِثُ ولا يورَثُ، حتّى يسْتَهل).
وروى ابن ماجه (١٥٠٨) عن جابر ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (إذا اسْتهَل السقطُ صُلَيِ عَليْهِ وَورِثَ).
استهل: من الاستهلال وهو الصياح أو العطاس أو حركة يعلم بها حياته
(٤) دل على ذلك: ما روى البخاري: (١٦٥) ومسلم (٩٣٩) عن أم عطية الأنصارية قالت: دخل علينا رسول الله ﷺ ونحن نغَسلُ ابنته فقال: (اغْسلْنَهَا ثلاثاً أو خمساً أو أكثرَ منْ ذلك إن رأيْتُن، بماء وسدر، واجعلنَ في الآخِرة كافوراً، أو شيئاً من كافور، وابدأن بِمَيَامنها ومَوَاضِعِ الوُضُوء منهاَ). [وتراً: عدداً مفرداً.
سدر: ورق مدقوق لنوع من الشجر. كَافور: كمام النخل أي زهره].