fais pousser pour nous les récoltes et fais abonder le lait de nos troupeaux (1), fais descendre sur nous les bénédictions du ciel et fais germer pour nous les bénédictions de la terre ; écarte de nous les fléaux que nul autre que Toi ne peut enlever. Ô Allah, nous implorons Ton pardon, car Tu es assurément Pardonneur ; alors fais pleuvoir sur nous une pluie drue et abondante (2).
Il se lave dans le lit de la vallée lorsqu’elle est en crue (3) et Il glorifie Allah à l’audition du tonnerre et à la vue de l’éclair (4).
Section — La prière de la peur comporte trois formes :
1 – La première : lorsque l’ennemi ne se trouve pas du côté de la qibla, l’imam les répartit…
(1) Adar : dérivé de idrar, « faire abonder ». Al-dara‘ (la mamelle) : on dit « adra‘at ach-chat » – la brebis a commencé à donner du lait avant la mise bas, c’est-à-dire avant de mettre au monde son petit.
(2) Par conformité à la sunna ; hadith rapporté par ach-Chafi‘i, al-Umm, t. 1, p. 222. Voir aussi Ha, vol. 5, p. 79.
(3) Sur la base du récit transmis par ach-Chafi‘i : lorsque la crue survenait, le Prophète disait : « Sortez vers cette eau qu’Allah a rendue tahur (purifiante), afin que nous nous en purifiions et que nous Le louions. » (al-Umm, 1/223). Muslim (n° 898) et d’autres rapportent également, d’après Anas, qu’une pluie nous surprit en présence du Messager d’Allah ; il découvrit alors son vêtement pour que l’eau le touche. Interrogé sur son geste, il répondit : « Parce qu’elle vient d’être créée par son Seigneur. » An-Nawawi commente : la pluie est une miséricorde fraîchement créée par Allah, d’où la bénédiction que l’on recherche en elle (Sharh Muslim, 6/195).
(4) Selon le Muwatta de Malik (2/992), Abd Allah ibn az-Zubayr, lorsqu’il entendait le tonnerre, interrompait sa conversation et disait : « Subhana alladhi yusabbihu ar-rad bihamdihi wal-malaikatu min khifatihi » (Gloire à Celui que le tonnerre célèbre par Sa louange, ainsi que les anges par crainte de Lui), puis ajoutait : « Voilà une menace sévère pour les habitants de la terre », allusion aux éclairs, aux crues et phénomènes similaires. Cette invocation est tirée du verset 13 de la sourate ar-Ra’d.
أنبت لنا الزرع وأدر لنا الضرع (١) وأنزل علينا من بركات السماء وأنبت لنا من بركات الأرض واكشف عنا من البلاء ما لا يكشفه غيرك اللهم إنا نستغفرك إنك كنت غفارا فأرسل السماء علينا مدراراً (٢).
ويغتسل في الوادي إذا سال (٣) ويسبح للرعد والبرق (٤).
"فصل" وصلاة الخوف على ثلاثة أضرب:
١ - أحدهما: أن يكون العدو في غير جهة القبلة فيفرقهم
(١) أدر: من الإدرار وهو الإكثار، الضرع: يقال أضرعت الشاة أي نزل لبنها قبل النتاج، أي قبل وضعها حملها.
(٢) للاتباع، رواه الشافعي في الأم: ١/ ٢٢٢. وانظر حا ٥ ص ٧٩.
(٣) لخبر الشافعي رحمه الله تعالى: أنه ﷺ كان إذا سال السيل قال: (اخرجوا بنا إلى هذا الذي جعله الله طَهوراً، فنتطهَّر منه ونحمدُ الله عليه). (الأم: ١/ ٢٢٣)
وروى مسلم (٨٩٨) وغيره عن أنس ﵁ قال: أصابنا ونحن مع رسول الله ﷺ مطر، قال: فحسر ثوبه حتي أصابه من المطر، فقلنا: لم صنعت هذا؟ قال: (لأنه حديث عهد بربَه تعالى).
قال النووي: معناه أن المطر رحمة، وهو قريب العهد بخلق الله تعالى لها، فيتبرك بها. شرح مسلم: ٦/ ١٩٥.
(٤) لما رواه مالك في الموطأ (٢/ ٩٩٢) عن عبد الله بن الزبير ﵄: أنه كان إذا سمع الرعْدَ ترك الحديث وقال: سُبحانَ الذي يسبح الرعْدُ بحمده والملائكةُ من خِيفته، ثم يتقول: إن هذا لوعَيد لأهل الأرض شديد. لما ينذر به من نزول الصواعق والسيول ونحوها.
وهذا الدعاء مقتبس من الآية (١٣) من سورة الرعد.