et de jeûner trois jours (1). Puis, le quatrième jour, il sort avec eux, vêtus d’habits simples (2), dans une attitude d’humilité et de supplication (3) ; il leur fait accomplir deux rakʿa (unités de prière) comme pour la prière des deux fêtes (4), puis il prononce un sermon après celles-ci (5),
(1) Ces éléments exercent une influence sur l’exaucement de la prière, comme le confirment les hadiths ; par « ennemis », il faut entendre des musulmans avec lesquels subsiste une inimitié d’ordre purement mondain.
(2) C’est ainsi que l’ont ponctué les commentateurs : il s’agit des vêtements de travail, dépourvus de coquetterie et d’ostentation.
(3) Ibn Mâdja (1266) et d’autres ont rapporté, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée) : « Le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) sortit humble, vêtu simplement, recueilli, les mains détendues, implorant, puis il accomplit deux rak‘a comme pour la prière de l’Aïd. » [Implorant : manifestant la dharâ‘a, c’est-à-dire l’humilité dans la demande d’un besoin].
(4) Autrement dit, il prononce sept takbîr lors de la première rak‘a et cinq lors de la seconde, ainsi que le rapporte Abû Dâwûd (1165) et at-Tirmidhî (558) d’après Ibn ‘Abbâs : interrogé sur la prière d’istisqâ’ du Prophète, il répondit : « Il accomplit deux rak‘a comme pour l’Aïd. » Voir : Hâ 2, p. 78 ; Hâ 3 de cette page.
(5) Ibn Mâdja (1268) rapporte d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) : « Un jour, le Messager d’Allah sortit pour l’istisqâ’ ; il nous fit prier deux rak‘a sans adhân ni iqâma, puis il prononça un sermon et invoqua Allah, tourné vers la qibla, les mains levées ; enfin il retourna son manteau, mettant le pan droit sur le gauche et le gauche sur le droit. »
Dans ses deux sermons, il demande pardon à la place des takbîr récités dans les sermons des deux Aïds, conformément au verset : « Demandez pardon à votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur ; Il déversera sur vous une pluie abondante » (Nûh, 10-11). [Abondante : pluie continue et abondante].
وصيام ثلاثة أيام (١). ثم يخرج بهم في اليوم الرابع في ثياب بذلة (٢)، واستكانة وتضرع (٣) ويصلي بهم ركعتين كصلاة العيدين (٤)، ثم يخطب بعدهما (٥)،
(١) لأن لهذه الأمور أثراً في استجابة الدعاء كما ثبت في الأحاديث، والمراد بالأعداء من كانت بينه وبينهم عداوة دنيوية من المسلمين.
(٢) هكذا ضبطت في الشروح، أي ثياب المهنة والعمل التي لا عجب بها ولا خيلاء.
(٣) روى ابن ماجه (١٢٦٦) وغيره عن ابن عباس ﵄ قال: خرج رسول الله ﷺ متواضعاً متبذلاً متَخَشعاً مرَسلاً مُتضرعاً، فصلى ركعتين كما يصلي في العيد.
[متضرعاً: مظهراً للضراعة، وهي التذلل عند طلب الحاجة].
(٤) أي يكبر في الأولى سبعاً وفي الثانية خمساً، لما رواه أبو دارد (١١٦٥) والترمذي (٥٥٨) عن ابن عباس ﵄، وقد سئل عن صلاته ﷺ الاستسقاء فقال: وصلى ركعتين كما يصلي في العيد. وانظر: حا ٢ ص ٧٨. حا ٣ من هذه الصفحة.
(٥) روى ابن ماجه (١٢٦٨) عن أبي هريرة ﵁ قال: خرج رسول الله ﷺ يوماً يستسقي، فصلى بنا ركعتين بلا أذان ولا إقامة ثم خطبنا ودعا الله، وحول وجهه نحو القبلة رافعاً يديه، تم قلب رداءه: فجعل الأيمن على الأيسر والأيسر على الأيمن.
ويستغفر في خطبتيه بدل التكبيرات التي في خطبتي العيدين، لقوله تعالى: " استغفروا ربكم إنه كان غفاراً. يرسلِ السماء عليكم مدراراً " / نوح:١٠ - ١١ /.
[مدراراً: كثير الدر أي مطراً متتابعاً كثيراً].