Quant à la sunna, une fois qu’il s’est engagé dans l’acte obligatoire, il ne revient pas en arrière pour l’accomplir, mais il effectue la prosternation de distraction pour l’avoir omise (1). Quant à la disposition gestuelle, il ne la reprend pas après l’avoir laissée et n’accomplit pas la prosternation de distraction à son sujet (2). Lorsqu’il doute du nombre de rakʿa déjà accomplies, il se fonde sur la certitude – c’est-à-dire le nombre le plus petit – puis accomplit la prosternation de distraction (3).
(1) Al-Bukhari (1166) et Muslim (570) rapportent d’après ‘Abd Allah b. Buhayna (qu’Allah l’agrée) : « Le Messager d’Allah ﷺ nous dirigea la prière et accomplit deux rakʿa (unités de prière) d’une salat – dans une autre version : il se leva après les deux premières rakʿa du dhuhur – puis il se leva sans s’asseoir ; les fidèles se levèrent avec lui. Lorsqu’il eut achevé la prière et que nous attendions qu’il prononce la salutation finale, il dit le takbir avant de saluer, fit deux prosternations de distraction (sajdatay as-sahw) en position assise, puis prononça la salutation finale. [« nous attendions » signifie : nous avons patienté]. Voir p. 57, n. 1. Ibn Madja (1208), Abu Dawud (1036) et d’autres rapportent également, d’après al-Mughira b. Shuʿba, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un de vous se lève après deux rakʿa sans être encore complètement debout, qu’il se rassied. Mais s’il s’est déjà redressé, qu’il ne se rassied plus et qu’il exécute alors deux prosternations de distraction. » (2) Parce que ce cas n’est pas fermement établi et qu’aucun texte n’y mentionne la prosternation de distraction. (3) Muslim (571) rapporte d’après Abu Saʿid (qu’Allah l’agrée) que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous doute dans sa prière – a-t-il prié trois ou quatre rakʿa ? – qu’il écarte le doute et se fonde sur ce dont il est certain, puis qu’il fasse deux prosternations avant la salutation finale. S’il a effectivement prié cinq rakʿa, ces deux prosternations viendront rendre sa prière paire ; et s’il a complété correctement quatre rakʿa, elles seront une humiliation pour le Shaytan. » [« rendre paire » : les compléter comme il convient ; « humiliation » : dépit et avilissement infligés à Satan].
والسنة: لا يعود إليها بعد التلبس بالفرض لكنه يسجد للسهو عنها (١). والهيئة: لا يعود إليها بعد تركها ولا يسجد للسهو عنها (٢). وإذا شك في عدد ما أتى به من الركعات بنى على اليقين وهو الأقل وسجد للسهو (٣).
(١) روى البخاري (١١٦٦) ومسلم (٥٧٠) عن عبد الله بن بُحيْنةَ ﵁ أنه قال: صلّى لنا رسولُ الله ﷺ ركْعَتَيْنِ من بعض الصلوات - وفي رواية: قام من اثنتين من الظهر - ثم قام فلم يجلس، فقام الناس معه، فلما قَضَى صلاته ونَظرْنَا تسليمه، كبر قبل التسليم، فسجد سجدتين وهو جالس، ثم سلَّم. [نظرنا: انتظرنا]. وانظر ص ٥٧ حاشية ١. وروى ابن ماجه (١٢٠٨) وأبو داود (١٠٣٦) وغيرهما، عن المغيرة ابن شعبة قال: قال رسول الله ﷺ: (إذَا قَامَ أحَدُكمْ مِنَ الرَّكْعَتين، فلَمْ يستتم قَائماً، فَلْيَجْلِسْ. وَإذَا اسْتتَم قائِما فَلا يَجْلسْ، ويَسْجدُ سَجْدَتَيِ السهو). (٢) لعدم تأَكدها وعدم ورود السجود فيها. (٣) روى مسلم (٥٧١) عن أبي سعيد ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (إذَا شَك أحدُكُمْ في صلاتِهِ، فليمْ يَدرِ كَمْ صَلَّى، ثلاثا أم أربعاً؟ فَلْيَطرَحِ الشَك، وليبن على ما استيقَنَ ثم يَسْجُدُ سجدتينِ قبل أن يُسَلِّمَِ، فإن كان صلَّى خمساً شفَعْنَ له صلاتَه، وإن كان صلَّى إتماماً لأربع، كانَتا تَرْغيماً للشيطانِ). [شفعن: جعلنها زوجاً كما ينبغي أن تكون. ترغيماً: إغاظة وإذلالاً]