…leurs justifications. Or, de nos jours, les étudiants en sciences religieuses aspirent à recevoir la règle juridique accompagnée de sa preuve. J’ai donc désiré servir la religion d’Allah et présenter à la jeunesse musulmane cultivée, ainsi qu’à tout juriste ou étudiant en fiqh, cet ouvrage que chacun apprécie et connaît, enrichi d’arguments qui les éclairent sur leur religion, affermissent leur certitude à l’égard de la sharîʿa, consolident leur credo, tranquillisent leurs actes d’adoration et rectifient leur comportement comme leurs transactions.
Le bienfait qu’Allah m’a accordé fut immense : Il m’a permis d’accomplir ce travail après avoir consulté d’éminents professeurs, spécialistes du fiqh en particulier et des sciences de la sharîʿa en général ; ils s’en réjouirent, l’approuvèrent et m’y encouragèrent.
Mon effort s’est limité à rapporter les preuves scripturaires – tirées du Livre, de la Sunna et des récits des Compagnons –, et je n’ai que rarement abordé les explications rationnelles ou les analogies juridiques, bien qu’il m’arrive d’en mentionner quelques-unes.
La plupart du temps, je me suis tenu aux arguments figurant dans les ouvrages de l’école ; toutefois, chaque fois que je trouvais une preuve plus solide et plus claire, je l’adoptais et la citais.
Je me suis imposé, pour ces preuves, de remonter autant que possible à leurs sources premières, notamment aux recueils de hadith : j’en ai extrait le texte même, en indiquant, lorsque cela était disponible, le numéro séquentiel du hadith ou, à défaut, le volume et la page où il se trouve. Il est rare que je me fie à une autre source pour l’authentification. Quant aux versets, j’en mentionne le numéro et la sourate où ils figurent.
Je fais suivre ensuite le texte invoqué comme preuve d’une brève explication des termes difficiles, afin d’en faciliter la compréhension et de rendre évident son apport argumentatif.
Parfois encore, j’explique certains mots du matn ou j’en rappelle quelques définitions lorsque la nécessité l’exige, sans m’obliger pour autant à le faire chaque fois ; en effet, commenter l’ouvrage n’était pas mon objectif, ses commentaires étant déjà nombreux.