1 – tout ce qui invalide le wudûʾ (les ablutions ritualisées) ; 2 – le fait de trouver de l’eau en dehors du temps de la prière (1) ; 3 – et l’apostasie. Celui qui porte des attelles ou un plâtre essuie dessus, accomplit un tayammum, puis prie ; s’il les a posés alors qu’il était en état de pureté, il n’a pas à recommencer la prière (2). Il doit renouveler le tayammum pour chaque prière obligatoire (3), mais peut, avec un seul tayammum, accomplir autant de prières surérogatoires qu’il le souhaite.
(1) Autrement dit, il s’agit d’un état situé hors de la prière, avant même d’y entrer. At-Tirmidhi, n° 124, et d’autres ont rapporté d’après Abu Dharr que le Messager d’Allah a déclaré : « La terre pure tient lieu d’eau purificatrice pour le musulman, même s’il reste dix ans sans en trouver. Lorsqu’il accède finalement à l’eau, qu’il la fasse toucher à sa peau, car cela est meilleur. » — « Qu’il la fasse toucher à sa peau » signifie : qu’il accomplisse les petites ablutions (*wudu*) ; cet énoncé prouve donc que son *tayammum* (ablution sèche) devient caduc. (2) Abu Dawud, n° 336, et d’autres ont rapporté d’après Jabir : « Nous étions en voyage lorsqu’une pierre fendit la tête de l’un d’entre nous. Plus tard, il eut un songe érotique et demanda : “Voyez-vous pour moi une dispense me permettant le *tayammum* ?” — “Aucune,” répondirent-ils, “puisque tu as de l’eau.” Il se lava donc et mourut. De retour auprès du Messager d’Allah, nous l’en informâmes. Il dit : “Ils l’ont tué — qu’Allah les anéantisse ! Pourquoi n’ont-ils pas interrogé lorsqu’ils ignoraient ? Le remède de l’ignorance est la question. Il lui aurait suffi de recourir au *tayammum*, de comprimer — ou de bander — sa plaie, d’en essuyer la surface, puis de laver le reste de son corps.” » — Le terme *al-ʿiyy* désigne l’incapacité à s’exprimer clairement ; on l’oppose à l’éloquence. (3) Al-Bayhaqi rapporte, avec une chaîne authentique (1/221), qu’Ibn ʿUmar disait : « Il renouvelait le *tayammum* pour chaque prière, même sans avoir perdu son état de pureté. »
١ - ما أبطل الوضوء ٢ - ورؤية الماء في غير وقت الصلاة (١) ٣ - والردة وصاحب الجبائر يمسح عليها، ويتمم ويصلي، ولا إعادة عليه إن كان وضعها على طهر (٢). ويتيمم لكل فريضة (٣) ويصلي بتيمم واحد ما شاء من النوافل.
(١) أي في غير حال الصلاة، وقبل الدخول فيها. روى الترمذي (١٢٤) وغيره، عن أيى ذر ﵁: أن رسول الله ﷺ قال: (إن الصَعِيدَ الطَيبَ طَهُور المُسْلِمِ وَإن لم يَجِد المَاءَ عَشْر سنِينَ، فَإذَا وَجَدَ المَاءَ فَلْيُمِسهُ بشَرَتهُ، فَإن ذَلِك خَير). [فليمسه بشرته: فليتوضأ، وهذا دليل على أن تيممه قد بطل]. (٢) روى أبو دارد (٣٣٦) وغيره، عن جابر ﵁ قال: خَرجْنا في سَفَر، فأصاب رجلا منا حجر فَشَجتهُ في رأسه، ثم احْتلمَ فسأل أصحابه: هل تجدون لي رخْصَةَ في التيمم؟ فقالوا: ما نجد لك رخصة وأنت تقدر على الماء، فاغتسل فمات، فلما قدمنا على رسول الله ﷺ أخبر بذلك، فقال: (قَتلُوهُ قتلهم الله، ألا سألُوا إذْ لَمِْ يعلموا؟ فَإنما شِفَاءُ العِيِّ السؤالُ، إنّمَا كَانَ يكفيه أنْ يتًيَمَّم ويَعْصِرَ - أوْ يَعْصِبَ- جرْحَهُ، ثم يمسح عَلَيه، وَيغسلَ سَائِرَ جَسَدِهِ). [العي: التحير في الكلام، وقيل: هو ضد البيان]. (٣) روى البيهقي بإسناد صحيح (١/ ٢٢١) عن ابن عمر ﵄ قال: يَتَيمّمُ لكل صلاة وإن لم يحدِثْ.