En outre, il incombe au maître de retrancher, sur la somme fixée par la kitâba, une part qui permette au mukâtib de s’acquitter des échéances prévues (1). L’esclave ne sera affranchi qu’après versement de la totalité du montant convenu (2). Section — Si le maître a des rapports charnels avec sa captive et qu’elle enfante un être dont la forme humaine est reconnaissable, il lui est alors interdit de la vendre, de la mettre en gage ou de l’offrir. Il lui demeure cependant permis de l’employer pour le service domestique et d’avoir des rapports avec elle. À la mort du maître, elle est affranchie sur la masse successorale, avant le paiement des dettes et l’exécution des legs (3), et l’enfant qu’elle aurait conçu d’un autre homme jouit du même statut (4).
(1) Autrement dit, le maître allège une partie de la somme convenue afin de faciliter le versement. Allah dit : « Et donnez-leur une part de la richesse d’Allah qu’Il vous a accordée » (sourate an-Nur, 24 : 33). (2) Abou Dawud (n° 3926) rapporte, d’après ʿAbd Allah b. ʿAmr, que le Prophète ﷺ a dit : « Le mukatab (l’esclave ayant conclu un contrat d’affranchissement) demeure esclave tant qu’il lui reste à payer ne fût-ce qu’un seul dirham de sa convention. » (3) Le verbe « aṣaba » signifie ici « avoir un rapport sexuel » ; dès qu’une esclave enfante de son maître, elle reçoit le statut d’umm walad (« mère d’enfant »). Les règles qui s’y rapportent reposent notamment sur les récits d’al-Daraqutni (4/134) et d’al-Bayhaqi (10/348) : « Les ummahât al-awlâd ne peuvent être ni vendues, ni hypothéquées, ni transmises par héritage ; leur maître jouit d’elles tant qu’il est en vie, puis, à sa mort, elles sont affranchies. » Les deux auteurs considèrent ce propos comme mawqûf (attribué à ʿUmar), tandis qu’Ibn al-Qattan en a authentifié la version marfûʿ (attribuée au Prophète). Voir aussi Ibn al-Athir, an-Nihâya, 3/121. Le même énoncé est rapporté par Mâlik dans al-Muwattaʾ (2/776). (4) Ainsi, si cette umm walad met au monde un enfant d’un autre homme que son maître, l’enfant sera également libre après le décès du maître, car, en matière de liberté, l’enfant suit la condition de sa mère.
ويجب على السيد أن يضع عنه من مال الكتابة ما يستعين به على أداء نجوم الكتابة (١) ولا يعتق إلا بأداء جميع المال (٢). "فصل" وإذا أصاب السيد أمته فوضعت ما تبين فيه شيء من خلق آدمي حرم عليه بيعها ورهنها وهبتها وجاز له التصرف فيها بالاستخدام والوطء وإذا مات السيد عتقت من رأس ماله قبل الديون والوصايا (٣) وولدها من غيره بمنزلتها (٤)
(١) أي يحط عنه جزءاً من المال المتفق عليه ليسهل عليه الأداء. قال تعالى: " وَآتُوهُمْ مِنْ مَال الله الَّذي آتَاكُمْ " /النور:٣٣/. (٢) روى أبو داود (٣٩٢٦) عنَ عبدَ الله بَن عمرو ﵄، عن النبي ﷺ قال: (المُكَاتَبُ عبدٌ مَا بَقِيَ عَليْه منِْ مُكَاتَبتَه درْهَمٌ). (٣) أصابَ: َ وطىء، وتسمى بوضعها ما ذكر بعد وطئه لها أم ولد. والأصل فيما ذكر لها من أحكام: ما رواه الدارقطني (٤/ ١٣٤) والبيهقي (١٠/ ٣٤٨) وصححا وقفه على عمر ﵁: أمهات الأولاد لا يبعن ولا يوهن ولا ديورثن، يستمتع بها سيدها ما دام حياً، فإذا مات فهي حرة. وصحح ابن القطان رفعه. (نهاية:٣/ ١٢١). وعند مالك في الموطأ (٢/ ٧٧٦) أن عمر بن الخطاب ﵁ قال: أيما وليدة ولدت من سيدها، فإنه لا يبيعها ولا يهبها ولا يورثها، وهو يستمتع بها، فإذا مات فهي حرة. (٤) أي إذا أتت بولد من غير سيدها، بعد أن أصبحت أم ولد، فولدها يصبح حرا مثلها بعد موت السيد، لأن الولد تبع لأمه فيَ الحرية.