…, tant que le maître est en vie, est la même que celle de l’esclave de naissance (1). Section — La kitâba (contrat d’affranchissement par écrit) est recommandée lorsque l’esclave la sollicite et qu’il se montre fiable et capable de subvenir à ses besoins (2). Le contrat n’est valable que pour une somme déterminée et doit être échelonné jusqu’à un terme fixé, comptant au minimum deux versements (3). Pour le maître, la kitâba devient contraignante, tandis que, pour le mukâtib (l’esclave engagé par ce contrat), elle reste facultative ; il peut donc la résilier quand il le souhaite (4). Le mukâtib est autorisé à disposer librement des fonds qu’il détient.
(1) Il peut donc en disposer par vente, donation, etc., comme indiqué précédemment. Le qin est l’esclave qui n’est engagé dans aucune procédure d’affranchissement ni dans ses préliminaires : tadbir (affranchissement différé au décès du maître), kitaba (contrat d’affranchissement écrit) et istilad (libération de la concubine devenue mère), déjà mentionnés ou à venir. (2) En arabe, kitaba signifie « rassembler » ; en droit musulman, c’est un contrat d’affranchissement contre paiement, conclu par la formule propre à la kitaba et soumis à des conditions précisées plus loin. On l’appelle ainsi parce que l’esclave réunit versement après versement jusqu’à son affranchissement. « Aminan » signifie digne de confiance dans ses gains ; « muktasiban », capable de se procurer un revenu. Le fondement est le verset : « Et ceux de vos esclaves qui désirent la kitâba, concluez-la avec eux si vous discernez en eux un bien » (Coran 24 : 33), c’est-à-dire s’ils la réclament, qu’ils soient hommes ou femmes, et que vous ayez constaté à la fois leur aptitude à gagner leur vie et leur probité. (3) Najm (litt. « astre ») désigne ici l’échéance, car les Arabes dataient les moments importants par le lever des étoiles ; le terme s’applique aussi à la somme due à chaque échéance. (4) Lazima : le contrat demeure obligatoire et ne peut être résilié. Ja’iza : le maintien n’est pas exigé ; le maître peut y renoncer et l’annuler, que l’esclave soit ou non défaillant dans le paiement des échéances. Cette souplesse vise l’intérêt du mukatab, la kitaba ayant été instituée, à l’origine, pour son bénéfice.
في حال حياة السيد كحكم العبد القن (١). "فصل" والكتابة مستحبة إذا سألها العبد وكان مأمونا مكتسبا (٢) ولا تصح إلا بمال معلوم ويكون مؤجلا إلى أجل معلوم أقله نجمان (٣) وهي من جهة السيد لازمة ومن جهة المكاتب جائزة فله فسحها متى شاء (٤) وللمكاتب التصرف فيما في يده من المال
(١) أي له أن يتصرف به بيعاً وهبة ونحو ذلك لما مر آنفاً. والقن: هو المملوك الذي لم يتصل به شيء من أحكام العتق أو مقدماته، وهي: التدبير كما سبق، والكتابة والاستيلاد، كما سيأتي. (٢) الكتابة في اللغة: الضم والجمع، وفي الشرع: عقْد عتْقِ على عوض، بشروط تأتي، وبلفظ الكتابة. سميت بذلك، لأن المملَوكَ يضم قسطاً من المال إلى قسط حتى يعتق. أميناً: مأموناً فيما يكسبه. مكتسباً: قادراً على الكسب. والأصل فيها: قوله تعالى: " وَالَّذِينَ يَبتَغُونَ الْكتَابَ ممَّا مَلَكَتْ أيمَانكُمْ فَكَاتبُوهُمْ إنْ عَلمْتُمْ فِيهِمْ خَيْراً " / النورَ: ٣٣/. [يبتغون: يطلبوَن ويقصدون. الكتاب: المكاتبة مما ملكت أيمانكم: من العبيد والإماء. خيراً: هو القدرة على الاكتساب والأمانة] (٣) مثنى نجم وهو الوقت، لأن العرب كانوا يوقتون بطلوع النجم، ويطلق أيضاً على المال المؤدى في كل وقت. (٤) لازمة: أي عليه الاستمرار بها، وليس له فسخها والرجوع عنها. جائزة: أي لا يجب عليه الاستمرار بها، وله الوجوع عنها وفسخها، سواء عجز عن أداء النجوم أم لا. وذلك مراعاة لصلحة المكاتب، لأن الكتابة شرعت في الأصل نظراً لمصلحته.