…aux mâles de sa lignée agnatique (1). L’ordre de priorité des agnats pour le walâʾ suit celui fixé pour la succession (2), et il n’est pas permis de vendre le walâʾ ni de l’offrir en donation (3).
Section — Celui qui dit à son esclave : « Lorsque je mourrai, tu seras libre », en fait un *mudabbar* (4) ; l’affranchissement prendra effet après le décès du maître et sera imputé sur le tiers de sa succession (5). Le maître peut toutefois vendre cet esclave de son vivant, ce qui annule le *tadbîr* (6). Quant à la règle applicable au *mudabbar*…
Et autres cas semblables.
Al-Hakim rapporte (4/341) — après avoir authentifié la chaîne — que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le walāʾ (droit de patronage) est un lien charnel, à l’instar du lien de parenté. » Le terme « laḥma » désigne ici la parenté et tout ce qui s’y rattache.
(1) C’est-à-dire que le walāʾ revient aux agnats (ʿaṣaba) de l’affranchisseur, et cela après son décès.
(2) Le parent agnat le plus proche et le plus prioritaire passe avant les autres.
(3) Al-Bukhari (2398) et Muslim (1506) rapportent, d’après Ibn ʿUmar, que le Messager d’Allah ﷺ a interdit la vente et le don du walāʾ.
(4) Il s’agit du tadbîr : le maître subordonne l’affranchissement de son esclave à sa propre mort. On lui a donné ce nom parce que la mort vient à la suite (dubr) de la vie, c’est-à-dire à son terme.
(5) Cet affranchissement est prélevé sur le tiers de la succession, après les frais funéraires et l’acquittement des dettes, car c’est une libéralité conditionnée par la mort, assimilée au legs, lui-même limité au tiers. Ibn ʿUmar a déclaré : « Le mudabbar (esclave affranchi par tadbîr) relève du tiers. » Ad-Daraqutni (4/138). Personne ne l’ayant contesté, cela vaut consensus. (Nihāya, 3/116).
(6) Al-Bukhari (2034) et Muslim (997) rapportent, d’après Jabir ibn ʿAbd Allah, qu’un homme affranchit un garçon esclave par tadbîr, puis tomba dans le besoin. Le Prophète ﷺ prit l’esclave et dit : « Qui veut l’acheter de moi ? » Nuʿaym ibn ʿAbd Allah l’acheta pour telle et telle somme, et le Prophète le lui remit.
الذكور من عصبته (١) وترتيب العصبات في الولاء كترتيبهم في الإرث (٢) ولا يجوز بيع الولاء ولا هبته (٣).
"فصل" ومن قال لعبده: إذا مت فأنت حر فهو مدبر (٤) يعتق بعد وفاته من ثلثه (٥) ويجوز له أن يبيعه في حال حياته ويبطل تدبيره (٦) وحكم المدبر
ونحو ذلك.
روى الحاكم (٤/ ٣٤١) وصحح إسناده: قال رسول الله ﷺ: (الولاء لحمة كلحمة النسب). واللحمة القرابة ونحوها.
(١) أي عصبة المعتق، وذلك بعد موته.
(٢) أي الأقرب والأولى من عصبة المعتقَ مقدم على غيره.
(٣) روى البخاري (٢٣٩٨) ومسلم (١٥٠٦) عن ابن عمر ﵁ قال نَهَى رسولُ اللهِ ﷺ عَنْ بَيعِ الْوَلاَءِ وَعَنْ هِبَتِه.
(٤) من التدبير، وهو: تعليقُ المالك عتقَ عبده على موته. سمي بذلك لأن الموت دُبُرُ الحياة، أي آخرها ونَهايتها.
(٥) أي من ثلث تركته بعد تجهيزه ووفاء ديونه، لأنه تبرع معلق بالموت، فأشبه الوصية، وهي من الثلث. وروي أن ابن عمر ﵁ قال: المدبر من الثلث. دارقطني (٤/ ١٣٨) ولم ينكر عليه أحد، فصار في حكم الإجماع. (نهاية: ٣/ ١١٦).
(٦) روى البخاري (٢٠٣٤) ومسلم (٩٩٧) عن جابر بن عبد الله ﵄: أنَ رجُلا أعْتَق غُلاَماً له عن دُبر، فاحْتَاج فأخذه النبي ﷺ فقال: (مَنْ يَشْتَرِيه منَي). فاشتراه نُعَيْمُ بنُ عبد الله بكذا وكذا، فدفعه إليه.