Et si quelqu’un acquiert la propriété de l’un de ses parents ou de l’un de ses enfants, celui-ci est affranchi de plein droit (1). Section — Le walâʾ (lien de patronage) compte parmi les droits découlant de l’affranchissement (2) ; en l’absence d’héritiers agnatiques, il suit les mêmes règles que l’agnation successorale (3) ; et le walâʾ se transmet de l’affranchisseur à…
Istisʿaʿ : on oblige l’esclave à acquitter, par son propre travail, la valeur de la part qui reste à racheter. Ghayr mashqûq ʿalayh : on ne le soumet pas à une exigence excessive s’il est incapable de payer ; la portion restante demeure alors la propriété de son maître. Si l’affranchissement d’une partie s’étend à l’ensemble lorsqu’il est copropriété, cela vaut a fortiori quand le maître possède déjà la totalité. (1) Autrement dit, quiconque devient propriétaire de l’un de ses ascendants, si éloignés soient-ils (arrière-grand-père, arrière-grand-mère), ou de l’un de ses descendants, si lointains soient-ils (petit-fils, petite-fille), le rend aussitôt libre par ce seul fait. Fondement : hadith rapporté par Muslim (1510) et d’autres, d’après Abû Hurayra : « L’enfant ne saurait s’acquitter envers son parent d’aucun droit, sauf s’il le trouve esclave, l’achète, puis l’affranchisse. » L’achat suffit donc à déclencher l’affranchissement, sans qu’une formule supplémentaire soit requise. Par analogie, la même règle s’applique aux autres modes d’acquisition (don, héritage, etc.). [lâ yajzî : « ne s’acquitte pas de la dette qu’il lui doit » ; yajidahu : « le trouve, le rencontre »]. Les descendants ont été assimilés aux ascendants en raison du lien de « partie au tout » : l’enfant, qui est une partie du parent, ne peut posséder la totalité de celui dont il est issu, pas plus que le parent ne peut posséder une partie de lui-même. (2) Le droit de walâ est inséparable de l’affranchisseur : il naît automatiquement dès l’acte d’affranchissement, et nul ne peut l’aliéner ni y renoncer. Walâ, emprunté à l’idée de solidarité et de protection, désigne ici le droit successoral en l’absence d’héritier agnatique. Al-Bukhârî (444) et Muslim (1504) rapportent d’après ʿÂʾisha : « Le walâ revient à celui qui affranchit. » (3) Par le walâ, l’affranchisseur obtient les mêmes prérogatives que les héritiers agnatiques de sang — fils, père, frère — lorsqu’ils font défaut : droit à l’héritage, tutelle matrimoniale, prise en charge et réclamation de la diya (prix du sang).
ومن ملك واحدا من والده أو مولوده عتق عليه (١). "فصل" والولاء من حقوق العتق (٢) وحكمه حكم التعصيب عند عدمه (٣) وينتقل الولاء عن المعتق إلى
استسعي: ألزم العبد أن يكتسب قيمة باقيه. غير مشقوق عليه: أي لا يشدد عليه في ذلك إذا عجز عن الاكتساب، بل يبقى باقيه مملوكاً]. وإذا كان عتق الجزء يسري إلى الكل في المشترك ث فَلأنْ يسري إليه إذا كان يملك جميعَه من باب أولى. (١) أي من ملك أحد أصوله مهما علوا كجد وجدة، أو فروعه مهما نزلوا كابن ابن وبنته، أصبح حراً تملكه له. والأصل في هذا: ما رواه مسلم (١٥١٠) وغيره، عن أبي هريرة ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (لاَ يَجزي وَلَدُ وَالداً، إلا أنْ يَجدَهُ مَمْلُوكاً فَيشْتَرِيَهُ فَيَعْتِقَهُ). أي فيكون شَراؤه له سبباً لعتقَه، فيعتق بنفس الشراء: لا يحتاج إلى لفظ جديد. وقيس على الشراء غيره من أسباب الملك، كالهبة والميراث وغيرها. [لا يجزي: لا يقوم بماله عليه من حق. مجده: يصادفه]. وقيس بالأصول الفروع بجامع البعضية، أي إن الولد الذي هو الفرع بعض الوالد الذي هو الأصل، فكما أن الأصل لايملكه بعضُه، فهو لايملك بعضَه. (٢) أي ملازم له، يثبت للمعتِق بمجرد عتقه، ولا يملك إسقاطه أو التنازل عنه. والولاء: من الموالاة، وهي المعاونة والنصرة، والمراد به هنا: استحقاق الميراث إذا لم يوجد عصبة من النسب. روى البخاري (٤٤٤) ومسلم (١٥٠٤) عن عائشة ﵂ قالت: قال رسول الله ﷺ: (فَإن الْوَلاَءَ لِمَنْ أعْتَقَ). (٣) أي للمعتق ما للعصبة من النسب، كالولد والوالد والأخ، عند فقده، من استحقاق الميراث وولاية التزويج وتحمل الدية والمطالبة بها،