Section. Les droits se répartissent en deux catégories : 1 – les droits d’Allah, exalté soit-Il ; 2 – les droits des êtres humains. Quant aux droits des êtres humains, ils se subdivisent en trois cas : 1 – le cas où seuls deux témoins masculins sont recevables ; il s’agit des affaires qui ne visent pas un bien matériel et auxquelles les hommes assistent (1). 2 – le cas où sont recevables : soit deux témoins, soit un homme et deux femmes, soit un témoin unique appuyé par le serment du demandeur ; cela concerne les affaires dont l’objet est un bien matériel (2).
Digne de confiance : c’est-à-dire qu’il ne dépasse pas les limites dans sa conduite et qu’il ne tombe ni dans le faux ni dans le parjure. Moralité comparable à la sienne : autrement dit, il adopte les bonnes manières des gens de son époque qui veillent au respect de la charia dans le temps et le lieu considérés ; ce critère se détermine le plus souvent d’après l’usage établi. (1) Il en va ainsi du mariage, du divorce, du testament, etc. – Au sujet du testament, Allah dit : « Ô vous qui croyez ! Lorsque la mort se présente à l’un de vous, que le témoignage concernant le legs soit assuré par deux hommes justes d’entre vous » (Coran, 5 : 106). – Concernant le divorce : « Maintenez-les convenablement ou séparez-les convenablement, et faites témoigner deux hommes justes d’entre vous » (Coran, 65 : 2). – Et le Prophète (paix et salut sur lui) a déclaré à propos du mariage : « Il n’y a pas de nikah (contrat de mariage) valide sans tuteur qualifié et deux témoins équitables » (voir note 2, p. 161). Dans ces trois textes, les témoins sont désignés au masculin ; les autres droits non cités explicitement sont assimilés par analogie à ces cas. (2) De même pour la vente, la location, le gage, etc. Le fondement en est la parole d’Allah : « Faites témoigner deux hommes d’entre vous ; mais s’il n’y a pas deux hommes, alors un homme et deux femmes parmi ceux que vous agréez comme témoins, afin que si l’une d’elles oublie, l’autre le lui rappelle » (Coran, 2 : 282). Le verbe « oublie » traduit ici tadhillu (« omet »). Muslim rapporte (hadith n° 1712) d’après Ibn ‘Abbâs que le Messager d’Allah
"فصل" والحقوق ضربان: ١ - حقوق الله تعالى ٢ - وحقوق الآدميين: فأما حقوق الآدميين فهي على ثلاثة أضرب: ١ - ضرب لا يقبل فيه إلا شاهدان ذكران، وهو: ما لا يقصد منه المال ويطلع عليه الرجال (١) ٢ - وضرب يقبل فيه شاهدان أو رجل وامرأتان أو شاهد ويمين المدعي وهو ما كان القصد منه المال (٢).
مأموناً: أي من أن يتجاوز الحد في تصرفه، ويقع في الباطل والزور. مروءة مثله: أي متخلقاً بأخلاق أمثاله من أبناء عصره، ممن يراعون آداب الشرع ومناهجه، في الزمان والمكان. ويرجع في هذا غالباً إلى العرف. (١) كالزواج والطلاق والوصية ونحو ذلك: لقوله تعالى في الوصية: " يَا أيهَا الذين آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنكُمْ إذا حَضَرَ أحَدَكُمْ المَوْتُ حِينَ الوَصِيةِ اثنَانِ ذَوا عَدْل منْكُمَْ "، / المائدة: ١٠٦/. وقوله تعالى في الطلاق: " مأمسِكُوهُن بمعرُوفٍ أوْ فَارِقُوهُن بمَعْروفٍ وأشْهِدُوا ذَوَيْ عَدل مِنْكُمْ " / الطلاق: ٢/ مثنى ذو، وهو بمعنى صاحب. وقرله ﷺ في الزواج: (لاَ نِكَاحَ إلا بِوَليٍ مُرْشِد وَشَاهدَيْ عَدل). انظر حاشية ٢ ص ١٦١. ففَي النصوصً الثلاثة ورد الشهود بلفظ التذكير، وقيس ما لم يذكر من الحقوق على ما ذكر. (٢) كالبيع والإجارة والرهن ونحو ذلك. والأصل في هذا: قوله تعالى: "وَاسْتَشْهِدُوا شَهِيدَين مِنْ رِجَالِكُمْ فَإنْ لَمْ يكُونا رَجُلَيْن فَرَجُلٌ وَامْرأتَان مِمَّنْ تَرْضَوْنَ مِنَ الشهدَاءِ أنْ تَضِل إحْدَاهمَا فَتُذكرَ إحدَاهمَا الأخْرَى "/ البقرة: ٢٨٢/. تضل: تنسى. وروى مسلم (١٧١٢) عن ابن عباس ﵄: أن رسولَ الله