de deux (1).
Et si l’un des deux associés invite son partenaire à diviser un bien dont la partition ne cause aucun préjudice (2), l’autre est tenu d’accéder à cette demande (3).
Section. Lorsque le demandeur apporte une preuve, le juge l’entend et statue en sa faveur. À défaut de preuve, la parole revient au défendeur, à condition qu’il prête serment (4). S’il refuse de jurer, le serment est alors reporté sur le demandeur.
Sain d’esprit, car il ne détient ici aucune tutelle ; il n’agit qu’en qualité de mandataire pour eux deux.
(1) L’estimation consistant à évaluer la valeur du bien à partager tient lieu de témoignage ; il faut donc plusieurs témoins.
(2) C’est-à-dire pour son partage, qu’il s’agisse d’une grande maison, de divers vêtements, etc.
(3) Autrement dit, son accord sur la division, car le maintien de l’indivision pourrait lui porter préjudice. Si, toutefois, le partage même lui serait nuisible, il n’est pas tenu d’y consentir. Fondement : « la darar wa la dirar » (« il ne faut ni se nuire ni nuire à autrui »). Réf. : Ibn Madja 2340-2341 ; Mâlik, al-Muwattaʾ 2/745, 805.
(4) Al-bayyina désigne les témoins qui appuient la prétention du demandeur ; est recevable la déclaration étayée par cette preuve. Ce principe est établi par plusieurs hadiths, dont : al-Bukhârî 4277 et Muslim 1711 (version de Muslim) d’après Ibn ʿAbbâs : « Si l’on accordait aux gens tout ce qu’ils réclament, certains revendiqueraient le sang et les biens d’autrui ; le serment incombe plutôt au défendeur. » Muslim 138 rapporte encore, d’après al-Ashʿath b. Qays : « Je disputais une terre à un homme au Yémen ; nous portâmes l’affaire devant le Prophète qui demanda : “As-tu une preuve ?” — Non, répondis-je. Il déclara : “Alors qu’il prête serment.” — Et, dans une autre version : “Tes deux témoins, ou son serment.” »
اثنين (١).
وإذا دعا أحد الشريكين شريكه إلى قسمة ما لا ضرر فيه (٢) لزم الآخر إجابته (٣).
"فصل" وإذا كان مع المدعي بينة سمعها الحاكم وحكم له بها وإن لم تكن له بينة فالقول قول المدعي عليه بيمينه (٤) فإن نكل عن اليمين ردت على المدعي
عاقلا، لأنه لا ولاية له في هذه الحالة، وإنما هو وكيل عنهما.
(١) لأن التقويم تقدير قيمة الشيء المقسوم، فهو شهادة بالقيمة، فيشترط فيه العدد.
(٢) أي في قسمته، كدار كبيرة، وثياب متعددة، ونحو ذلك.
(٣) أي موافقته على القسمة، إذ قد يكون في استمرار الشركة ضرر عليه. أما لو كانت في القسمة ضرر، فإنه لا تلزمه إجابته.
والأصل في هذا: قوله ﷺ: (لا ضَرَرَ وَلاَ ضِرَارَ).
ابن ماجه (٢٣٤٠،٢٣٤١) ومالك في الموطأ (٢/ ٧٤٥، ٨٠٥).
(٤) البينة: أي شهود يشهدون على مدعاه. فالقول: الذي يُسْمعَ ويُقْبَل.
والأصل في هذا أحاديث، منها: ما رواه البخاري (٤٢٧٧) ومسلم (١٧١١) واللفظ له، عن ابن عباس ﵄: أِن النبي ﷺ قال: (لَوْ يُعْطَى الناس بدَعوَاهُم، لادعى ناس دماءَ رجال وأموالهم، ولَكنْ اليَمينُ على الَمُدَعَى عَلَيه).
وروى مسلَمِ (١٣٨) عن الأشْعثِ بنِ قَيْس ﵁ قال: كان بيني وبينَ رجُل أرضٌ باليمنِ، فخاصمتُهُ إلى النبي ﷺ فقال: (هَل لَكَ بينة) فقلت: لا. قال: (فَيَمينُه). وفي رواية (شَاهِداكَ أو يمينُه).