ni celle d’un fils en faveur de son père (5). De même, la lettre qu’un juge adresse à un autre au sujet d’un jugement n’est recevable qu’après qu’elle aura été authentifiée par la déposition de deux témoins confirmant son contenu (1).
Section. Celui qui procède au partage (al-qâsim) (2) doit remplir sept conditions :
1 – être musulman ;
2 – avoir atteint la puberté ;
3 – jouir de sa pleine raison ;
4 – être libre ;
5 – être de sexe masculin ;
6 – être intègre ;
7 – savoir évaluer et calculer (3).
Cependant, si les deux associés se mettent d’accord sur la personne qui effectuera la division, l’observation de ces conditions n’est plus requise (4).
Et lorsqu’une estimation est nécessaire lors du partage, on ne se contente pas de moins de…
(1) Lorsque le qadi (juge) statue contre un défendeur absent et adresse au qadi de sa juridiction une lettre d’exécution, il faut que deux témoins authentifient l’écrit et attestent devant le juge destinataire de son contenu.
(2) Il s’agit de l’expert que le qadi nomme pour partager les biens indivis, en distinguant la part de chaque copropriétaire.
Le fondement scripturaire de cette pratique est la parole d’Allah sur l’héritage : « Lorsque, lors du partage, se présentent des proches, des orphelins et des nécessiteux, octroyez-leur quelque chose et adressez-leur une parole convenable » (sourate an-Nisa, 4 : 8).
S’y ajoute la parole prophétique : « La shufʿa (droit de préemption) concerne ce qui n’a pas encore été partagé » (voir note 3, p. 139), ainsi que le fait établi que le Prophète répartit lui-même le butin entre les combattants (cf. p. 227, n° 5 ; p. 228, n° 1).
(3) Les six premières conditions sont exigées parce que le qasim (répartiteur) exerce une wilaya (autorité) sur toutes les parties : sa répartition est contraignante, et quiconque ne réunit pas ces critères n’est pas apte à cette charge. La maîtrise du calcul, de la mensuration et des autres outils techniques requis par la nature des biens est indispensable, de même que la connaissance du droit l’est pour le qadi.
(4) En d’autres termes, pour l’ensemble de ces conditions, il suffit qu’il soit mukallaf, c’est-à-dire pubère et légalement responsable.
ولا يقبل كتاب قاض إلى قاض آخر في الأحكام إلا بعد شهادة شاهدين يشهدان بما فيه (١).
"فصل" ويفتقر القاسم (٢) إلى سبعة شرائط:
١ - الإسلام
٢ - والبلوغ
٣ - والعقل
٤ - والحرية
٥ - والذكورة
٦ - والعدالة
٧ - والحساب (٣)
فإن تراضى الشريكان بمن يقسم بينهما لم يفتقر إلى ذلك (٤)
وإذا كان في القسمة تقويم لم يقتصر فيه على أقل من
(١) أي إذا حكم قاض على غائب، وكتب إلى القاضى الذي في بلده بما حكم به لينفذه عليه، اشترط أن يشهد على الكتابة شاهدين، يشهدان أمام القاضي المكتوب إليه بمضمون الكتاب.
(٢) هو الذي ينصبه القاضي ليقسم الأشياء المشتركة بين الناس، ويميز نصيب كل شريك من نصيب غيره.
والأصل في مشروعية القسمة قوله تعالى في الميراث: "وَإذَا حَضَرَ الْقِسمةَ أولُوا الْقُربَى وَاليَتَامَى وَالمَسَاكِينُ فَارْزُقُوهُمْ مِنْهُ وَقُولُوا لَهُم قَوْلاَ مَعْرُوفاً "/ النساء: ٨/.
وقوله ﷺ: (الشفْعَةُ فِيمَا لَمْ يقْسمَْ).
(انظر حاشية ٣ ص ١٣٩).
وثبت أنّه ﷺ قَسًم الغنيمةَ بين الغانمينَ. (انظر: ص ٢٢٧ حا ٥، ص ٢٢٨ حا ١).
(٣) أما الشروط الستة الأولى: فلأن القاسم له ولاية كل من يقسم لهم، لأن قسمته ملزمة، ومن لم تتوفر فيه هذه الشروط فليس من أهل الولاية.
وأما معرفة الحساب، وكذلك المساحة وما يحتاج إليه حسب المقسوم، فلأن ذلك آلة القسمة، كما أن معرفة أحكام الشرع آلة القضاء.
(٤) أي إلى جميع هذه الشروط، وإنما يكتفى بكونه مكلفاً، أي بالغاً