2 – lorsqu’on est affamé ; 3 – lorsqu’on est assoiffé ; 4 – sous l’emprise d’un désir charnel intense (1) ; 5 – lorsqu’on est en proie à la tristesse ; 6 – lorsqu’une joie excessive nous envahit ; 7 – lorsqu’on est malade ; 8 – lorsqu’on retient l’un ou l’autre besoin naturel (2) ; 9 – lorsqu’on est gagné par la somnolence ; 10 – lorsque règne une chaleur ou un froid extrêmes (3). Le défendeur ne doit être interrogé qu’une fois la requête pleinement formulée (4).
Le Messager d’Allah a maudit le corrupteur (celui qui verse un pot-de-vin) et le corrompu (celui qui le reçoit) lorsqu’il s’agit de rendre un jugement. Ahmad (5/279) rapporte également, d’après Thawban, que le Messager d’Allah a maudit le corrupteur, le corrompu et l’intermédiaire (ar-raʾich), c’est-à-dire celui qui fait la navette entre les deux. Relèvent du même statut que le « cadeau » évoqué plus haut le fait d’assister à des banquets, de rendre des visites de courtoisie, d’accepter une hospitalité, etc. L’exception concerne un banquet public – par exemple celui des noces ou de la circoncision – dont l’hôte a lancé une invitation générale et avec lequel on n’a aucun litige ; le juge peut alors y assister, pourvu que cela ne l’empêche pas de s’acquitter de ses fonctions. (1) C’est-à-dire le désir sexuel. (2) L’urine et les excréments. (3) Ainsi que tout autre état provoquant un trouble intérieur, une mauvaise disposition morale ou un dérèglement intellectuel. Le fondement en est le ḥadith rapporté par al-Bukhari (6739) et Muslim (1717) d’après Abou Bakra : « Qu’aucun juge ne tranche entre deux personnes alors qu’il est en colère. » Ibn Majah (2316) transmet : « Qu’aucun cadi ne juge… », et dans une autre version : « Il ne convient pas au magistrat de juger… » Les situations mentionnées sont assimilées à la colère, car elles altèrent pareillement l’état d’âme et la détournent de la sérénité nécessaire à l’examen, la réflexion et l’effort d’interprétation requis pour déterminer la sentence. L’interdiction relève ici de la simple réprobation ; si néanmoins le juge statuait dans l’un de ces états, son jugement resterait valable. (4) Autrement dit, une fois que le demandeur a terminé d’exposer sa plainte.
٢ - والجوع ٣ - والعطش ٤ - وشدة الشهوة (١) ٥ - والحزن ٦ - والفرح المفرط ٧ - وعند المرض ٨ - ومدافعة الأخبثين (٢) ٩ - وعند النعاس ١٠ - وشدة الحر والبرد (٣) ولا يسأل المدعي عليه إلا بعد كمال الدعوى (٤)
لعن رسول الله ﷺ الرَّاشي والمُرْتَشي في الحكمِ. وعند أحمد (٥/ ٢٧٩) عن ثوبان رضى الله عنه قال: لعن رسول الله ﷺ: الرَّاشي والمُرْتَشي والرَائِش، يعني الذي يمشي بينهما. ومثل الهدية في كل ما سبق حضور الولائم والزيارات والضيافة ونحوها. إلا إذا كانت وليمة عامة، كوليمة العرس والختان، وقد عمم صاحبها الدعوة إليها وليس له عنده خصومة، فله أن يخضرها، شريطة أن لا يشغله ذلك عن أعمال القضاء. (١) أي التوقان إلى الجماع. (٢) البول والغائط. (٣) وغير ذلك من الأحوال التي تورث اضطرابا في النفس وسوءاً في الخلق وخللاً في الفكر. والأصل فيَ هذا: ما رواه البخاري (٦٧٣٩) ومسلم (١٧١٧) عن أبي بكرة ﵁ قال: سمعت النبي ﷺ يقول: (لاَ بقْضِيَن حَكَمٌ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَهُوَ غَضْبَانُ). وعند ابن ماجه (٢٣١٦) (لاَ يَقْضي الْقَاضى ... ) وفي رواية: (لاَ يَنبَغي لِلْحاكِمِ أنْ يقْضيَ ... ). وألحق بالغضب ما ذكر، لأنه في معناه من حيث تغير النفس، وخروجها عن الطبيعة التي تؤهلها للنظر والفكر والاجتهاد لمعرفة الحكم. والنهي في هذا للكراهة، ولو قضىَ في حال منها نفذ حكمه. (٤) أي بعد فراغ المدعي من بيان دعواه.