…dans la mosquée (1).
Il doit, par ailleurs, mettre les deux parties en cause sur un pied d’égalité dans trois domaines :
1 – quant à la place qu’elles occupent ;
2 – quant aux paroles qu’il leur adresse ;
3 – et quant au regard qu’il pose sur elles (2).
Il ne lui est pas permis d’accepter quelque cadeau que ce soit de la part des personnes relevant de sa juridiction (3).
Et s’il se retranche derrière leurs besoins, leur indigence et leur pauvreté, Allah se retranchera de ses propres besoins, de son indigence et de sa pauvreté. – *al-khulla* : le besoin et tout ce qui s’y rattache. Cela vaut lorsqu’il n’y a pas d’affluence exigeant la présence d’un **hâjib** (huissier) chargé de réguler l’accès.
(1) Par mesure de protection contre les cris, le vacarme et les disputes ; il peut toutefois être nécessaire que se présentent à l’audience des personnes qui n’ont pas le droit de demeurer dans la mosquée, telles que les femmes en période de menstrues, ou celles dont l’entrée n’est pas appropriée, comme les enfants, les aliénés ou les non-musulmans.
(2) C’est-à-dire le regard : le juge ne doit pas fixer l’un des deux plaideurs ni se tourner vers lui davantage que vers l’autre ; il ne doit pas non plus le saluer ou lui adresser la parole à l’exclusion de son adversaire. Il en va de même pour toute autre marque de considération. Source : hadith rapporté par al-Darqutni (4/205) d’après Umm Salama : « Celui à qui l’on confie le jugement entre les gens, qu’il soit équitable envers eux dans son regard, ses gestes et sa place, et qu’il n’élève pas la voix pour l’un des deux plaideurs plus qu’il ne l’élève pour l’autre. »
(3) À savoir ceux qui s’adressent au juge pour régler leurs litiges et trancher leurs différends. Source : hadith rapporté par al-Bukhari (nº 6260) et Muslim (nº 1832) d’après Abu Humayd al-Sa‘idi. Le Prophète ﷺ avait désigné un collecteur ; celui-ci, à son retour, déclara : « Ceci est pour vous et ceci m’a été offert. » Le Prophète lui dit : « Ne pouvais-tu pas rester dans la maison de ton père et de ta mère pour voir si l’on t’eût fait un cadeau ou non ? » Puis, après la prière de l’après-midi, il se leva, fit l’éloge d’Allah et dit : « Cela dit… »
في المسجد (١).
ويسوي بين الخصمين في ثلاثة أشياء:
١ - في المجلس
٢ - واللفظ
٣ - واللحظ (٢).
ولا يجوز أن يقبل الهدية من أهل عمله (٣).
فَاحْتجَبَ دونَ حاجَتِهمْ وخَلَّتهِم وَفَقْرِهم، احتجبَ الله عنه دونَ حاجَته وخلَّته وفَقرِه). [الخلة: الحاجة وما في معناها]
وهذا إذَاَ لم تكنَ هَناك زحمَة تستْدعي وضع حاجب أمْنتظم الأمور.
(١) صوناً له عن الصياح واللغط والخصومات، على أنه قد يحتاج أن يحضر إلى مجلس القضاء من ليس لهم أن يمكثوا فيَ المسجد كالحُيَّض، ومن لا يليق دخولهم بالمسجد كالصغار والمجانين والكفار.
(٢) أي النظر، فلا ينظر إلى أحد الخصمين ويقبل عليه أكثر من الآخر، كما أنه لا يخصه بكلام أو سلا م دون خصمه. وكذلك سائر أنواع الإكرام.
والأصل في هذا: ما رواه الدارقطني (٤/ ٢٠٥) عن أم سلمة، ﵂ قالت: قال رسول الله ﷺ: (من ابْتُلِيَ بالقضاء ين الناس فليعدل بينهم: في لحظه وإشارته ومقعده ولا يرفعن صوته على أحد الخصمين ما لا يرفع على الآخر).
(٣) أي الذين يرجعون إليه في حل خصوماتهم والفصل في منازعاتهم.
والأصل في هذا: ما رواه البخاري (٦٢٦٠) ومسلم (١٨٣٢) عن أبي حُميد الساعدي ﵁، أن رسول الله ﷺ: استَعْل عاملا، فجاءه العامل حين فرغ من عمله، فقال: يا رسولَ الله هذا لكم وهذا أهْديَ لي. فقال له: (أفَلاَ قعَدتَ في بيت أبيكَ وأمِّك فنظرتَ: أيهدَى لك أم لا) ثم قام رسول الله ﷺ عَشِيَّة بعد الصلاة، فتشهدْ وأثنى على الله بما هو أهله، ثم قال: (أما بعد، فما