Il n’est pas permis d’assumer la magistrature (1) si ce n’est à celui qui réunit quinze qualités : 1 - l’islam (2) ; 2 - la puberté ; 3 - la raison ; 4 - la liberté (3) ; 5 - la masculinité (4) ; 6 - la probité (5) ; 7 - la connaissance des prescriptions du Livre et de la sunna (6) ; 8 - la connaissance du consensus (7) et la connaissance
Versets, parmi lesquels : « Soyez des hommes fermes pour Allah, témoins dans l’équité » (s. al-Maʾida, 5 : 8) ; et : « Ne cachez pas le témoignage » (s. al-Baqarah, 2 : 283). Quant aux ḥadiths, certains seront cités plus loin dans les chapitres relatifs aux jugements. (1) Sa nomination est invalide ; le souverain n’a pas le droit de l’investir, et celui qui accepterait une telle charge commettrait un péché. (2) Il n’est pas permis de confier la magistrature à un non-musulman dans le territoire d’Islam, même pour juger uniquement entre non-musulmans, car Allah dit : « Jamais Allah ne donnera aux mécréants un pouvoir sur les croyants » (s. an-Nisâʾ, 4 : 141). Or aucun pouvoir n’est plus éminent que d’être juge sur des musulmans ou dans leurs terres. (3) L’absence de l’une de ces qualités constitue un défaut rédhibitoire. (4) Preuve en est la parole du Prophète ﷺ : « Un peuple qui confie ses affaires à une femme ne prospérera jamais » (rapporté par al-Bukhârî, 4163, d’après Abû Bakra). (5) On ne peut se fier à la parole de celui qui n’est pas probe, et l’on ne saurait garantir qu’il ne sera pas injuste dans ses sentences. La notion de probité sera développée au chapitre du témoignage. (6) Il doit connaître les règles établies par le Coran et la sunna, distinguer celles qui sont péremptoires de celles qui sont abrogées, maîtriser les principes généraux qui permettent d’en déduire les cas particuliers, et savoir arbitrer entre les preuves lorsqu’elles semblent se contredire. (7) Autrement dit, il doit connaître les décisions faisant l’objet d’un consensus afin de ne pas les contredire dans ses jugements. L’ijmâʿ (consensus), selon les juristes et les théoriciens du fiqh, est l’accord de tous les mujtahid de la communauté, à une époque donnée, sur une règle juridique concernant un cas non explicitement tranché par le Coran ou la sunna. Une fois établi, ce consensus rend la règle obligatoire en droit et il n’est plus permis…
ولا يجوز أن يلي القضاء (١) إلا من استكملت فيه خمس عشرة خصلة: ١ - الإسلام (٢) ٢ - والبلوغ ٣ - والعقل ٤ - والحرية (٣) ٥ - والذكورية (٤) ٦ - والعدالة (٥) ٧ - ومعرفة أحكام الكتاب والسنة (٦) ٨ - ومعرفة الإجماع (٧) ومعرفةُ
آيات، منها: قوله تعالى: "كُونُوا قَوَّامينَ لله شُهدَاءَ بالْقِسْطِ " / المائدة: ٨/. وقوله تعالى: " ولاَ تكتُمُوا الشًهادةَ " / البقرةَ: ٢٨٣/. وأحاديث سيأتي بعض منها في مواضع من الأحكام. (١) أي لا تصح توليته، وليس للسلطان أن يوليه، كما أنه يأثم بقبوله. (٢) فلا يصح تولية الكافر القضاء فيَ دار الإسلام ولو ليقضي بين الكفار، لقوله تعالى: " ولَنْ يجْعَلَ الله للكَافِرِينَ عَلى المُؤْمنين سَبِيلاً "، / النساء: ١٤١/. ولا سبيل أعظم من أن يكون قاضياً على المسلمَين أو في ديارهم. (٣) لنقص من فقدت فيه إحدى هذه الصفات. (٤) لقوله ﷺ: (لنْ يُفْلِحَ قَوْمُ وَلوْا أمرَهُمُ امْرَأة).رواه البخاري (٤١٦٣) عن أبي بكَرة ﵁. (٥) لأنه لا يوثق بقول من ليس بعدل ولا يؤمن الجَوْرُ في حكمه. وسيأتي بيان العدالة في فصل الشهادة. (٦) الأحكام الثابتة بهما، والمحكم منها والمنسوخ، وأن يعرف ما يتعلق بهما من الأحكام العامة التي بواسطتها يستطيع استنباط الأحكام الفرعية، كما يستطيع أن يرجح بين الأدلة عند تغارضها. (٧) أي الأحكام المجمع عليها، حتى لا يخالفها في قضائه. والإجماع في اصطلاح الفقهاء والأصوليين: هو اتفاق جيع مجتهدي الأمة في عصر من العصور، على حكم شرعى، في حادثة لم ينص على حكمها في كتاب أو سنة. فإذا حصل هذا الإجماع صار الحكم المجمع عليه شرعاً لازماً ولم يجز