Section. — Le vœu (nadhr) devient obligatoire lorsqu’il est fait en contrepartie d’un acte permis ou d’une œuvre d’obéissance (1), par exemple lorsqu’on dit : « Si Allah guérit mon malade, il m’incombe d’accomplir une prière, de jeûner ou… »
(1) Le vœu (nadr) est valable et produit tous ses effets ; il devient donc obligatoire de l’honorer lorsqu’il consiste à s’engager dans un acte d’obéissance en remerciement de l’obtention d’un bien permis, c’est-à-dire naturellement apprécié, qu’il s’agisse d’un avantage reçu ou d’un mal écarté. Dans la langue, nadr signifie « promesse de bien ou de mal » ; en droit religieux, il désigne uniquement la promesse d’un bien. Plus précisément, il s’agit de l’engagement volontaire d’une œuvre pieuse qui n’a pas été imposée d’origine par la Loi. On distingue deux grandes catégories : – le vœu d’entêtement ou de colère (nadr lujaj wa-ghadab), déjà mentionné (voir note 1, p. 251) ; – le vœu de piété (nadr tabarrur), par lequel on cherche la vertu et la proximité d’Allah, subdivisé lui-même en deux formes : 1. le vœu conditionnel, où l’on s’engage à une œuvre d’adoration si un bienfait survient ou si une calamité disparaît ; c’est le « vœu de rétribution » (nadr al-mujazat) cité et illustré par l’auteur ; 2. le vœu inconditionnel, par exemple lorsqu’on déclare : « J’ai envers Allah un jeûne, un pèlerinage, etc. » ; cet engagement devient lui aussi obligatoire, selon l’opinion prépondérante de l’école. La légitimité du vœu et l’obligation de s’en acquitter reposent sur la parole divine décrivant les vertueux : « Ils accomplissent leurs vœux et redoutent un jour dont le mal sera extensif » (sourate al-Dahr, 76 : 7) — ce « jour » est celui de la Résurrection, dont l’horreur sera grande et généralisée — ainsi que sur l’ordre divin : « Qu’ils accomplissent leurs vœux » (sourate al-Hajj, 22 : 29). S’y ajoute la réprobation du Prophète — paix et salut sur lui — envers ceux qui ne respectent pas leurs engagements ; al-Bukhari (n° 2508) et Muslim (n° 2535) rapportent qu’Imran ibn Husayn — qu’Allah les agrée — a dit : « Après vous viendront des gens qui trahiront et ne seront pas dignes de confiance, témoigneront sans qu’on le leur demande, feront des vœux et ne les accompliront pas, et il se répandra… » [le ḥadith se poursuit].
"فصل" والنذر يلزم في المجازاة على مباح وطاعة (١) كقوله إن شفى الله مريضي فلله عليَّ أن أصلي أو أصوم أو
(١) أي يصح النذر وترتب عليه آثاره، ويلزم الوفاء به: إن كان بالتزام فعل طاعة مكافأة على حصول أمر مباح، أي محبوب للنفس طبعاً، من إصابة خير أو دفع سوء. والنذر في اللغة: الوعد بخير أو شر، وشرعاً: الوعد بالخير خاصة. أو: التزام قربة لم تتعين بأصل الشرع. وهو نوعان: نذر لجاج وغضب كما مر (حاشية ١ ص ٢٥١). ونذر تبرر، أي يُطلَب به البر والتقربُ من الله تعالى، وهو قسمان: أحدهما: أن يكون معلقاً بأن يلتزم فعل قربة إن حدثت له نعمة أو ذهبت عنه نقمة، وهو نذر المجازاة - أي المكافأة - كما ذكر المصنف ومثل له. والثاني: أن يكون غير معلق، كأن يقول: لله عَلَيّ صوم أو حج أو غير ذلك فيلزمه أيضاً كفى الأظهر في المذهب. والأصل في شروعية النذر ولزوم الوفاء به: قوله تعالى، في صفات الأبرار: "يُوفوُنَ بالنذْر ويَخَافُونَ يوماً كَانَ شرهُ مُسْتَطيراً " / الدهر: ٧ /. [يوماً: هو يوم القيامة. شره: هوله وشدته. مستطتراً: ممتداً ومنتشراً]. وقال تعالى: " ولْيوفوا نُذُورهُمْ " / الحج: ٢٩ /. وذمه ﷺ للذين لا يفون بنذرهم، روى البخاري (٢٥٠٨) ومسلم (٢٥٣٥) عن عمران بن حصين رضى الله عنهما قال: قال رسول الله ﷺ: (إن بَعدَكُمِ قَوماً يَخوُنون ولاَ يُؤْتَمَنُونَ ويشهدونَ ولا يستشهدون، ويْنْذرون ولا يفونَ، ويَظْهرُ