Livre des compétitions hippiques et du tir à l’arc La course entre montures, ainsi que le concours de tir à la flèche (1), sont valides lorsqu’
(1) La compétition (*musabaqa*, de *sabaq* : devancer) et le concours de tir à l’arc (*munadala*, de *nadh-l* : le tir) — on dit : « les gens se sont affrontés à l’arc » pour que l’adresse de chacun apparaisse — constituent une sunna lorsqu’elles visent la préparation au djihad. Dans le cas contraire, elles restent licites, sauf si l’intention est illicite (par exemple le brigandage), ou si elles servent à la simple vanité et à la recherche de supériorité. Leur légitimité principale repose sur ce verset : « Préparez contre eux, autant que vous le pouvez, de la force » (sourate al-Anfal, 60). Le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — a expliqué que « la force » désigne le tir, répétant trois fois : « Attention ! la force, c’est le tir. » (Muslim, 1917). Al-Bukhari (2743) rapporte de Salama ibn al-Akwaʿ : « Le Prophète passa devant un groupe de la tribu Aslam qui s’exerçait au tir. Il dit : “Tirez, fils d’Ismaël, car votre père était un archer. Tirez, je suis avec les fils d’Untel.” L’un des deux groupes cessa alors de tirer. Le Messager de Dieu demanda : “Pourquoi ne tirez-vous plus ?” — “Comment pourrions-nous tirer alors que tu es avec eux ?”, répondirent-ils. Il reprit : “Tirez, je suis avec vous tous.” » [Nafr : de trois à dix hommes ; Aslam : tribu célèbre ; Ismaël, fils d’Ibrahim, est l’ancêtre des Arabes ; « Ils cessèrent… » : ils interrompirent le tir.] Al-Bukhari (410) et Muslim (1870) ont également rapporté un récit analogue d’Ibn ʿUmar, que Dieu les agrée.
كتاب السبق والرمي وتصح المسابقة على الدواب والمناضلة بالسهام (١): إذا
(١) المسابقة من السبْق وهو التقدم، والمناضلة من النضْل وهو الرمي، وتناضل القوم ترامَوْا لتظهر مهارة كل منهم في الرمي. وهما سنة إن كانا بقصد التأهب للجهاد، وإلا فهما مباحان، ما لم يقصد بهما محرماً - كقطع الطريق - فيحرمان، أو المفاخرة والتعالي. والأصلَ في مشروعيتهما: قوله تعالى: "وَأعِدوا لَهُمْ ماَ اسْتَطَعْتُمْ مِنْ قُوَّة "/ الأنفال: ٦٠/. فقد فسر النبي ﷺ القوة بالرمي فقال: (ألا إًنَ الْقُوَّةَ الرمْي ألاَ إن الْقوَةَ الرَّمْيُ، ألاَ إن الْقُوَةَ الرَّمْيُ). (مسلم: ١٩١٧). وروى البخاري (٢٧٤٣) عن سَلَمةََ بْنِ الأكْوَعِ ﵁ قال: مَرَّ النبي ﷺ على نَفرٍ من أسلَمَ يَنْتَضلُونَ، فقال النبي ﷺ: (ارْمُوا بَني إسْماعيلَ، فَإن أَبَاكُمْ كانَ رامياً، ارْمُوا وَأنَا مَع بَنِي فلان). قال: فأمسَكَ أحَدُ الْفَرِيقَيْن بأيديهم، فقال رسول الله ﷺ: (مَالَكُمْ لا تَرْمُونَ). قالُوا: كيف نَرْمى وَأنتَ مَعهمْ؟ فقال النبي ﷺ: (ارْموا فَأنَا مَعَكُم كُلِّكُمْ). [نفر: من ثلاثة إلى عشرة من الرجال. أسلم: اسم لقبيلة كانت مشهورة. إسماعيل: بن إبراهيم ﵉، فإنه أب العرب. فأمسك .. : أمسكوا عن الرمي] وروىَ البخاري (٤١٠) ومسلم (١٨٧٠) عن ابن عمر رضي الله عنهما