Section. L’‘aqîqa (le sacrifice offert pour le nouveau-né) est une pratique recommandée : on immole une bête le septième jour (1). On sacrifie deux moutons pour un garçon et un mouton pour une fille, puis l’on en nourrit les pauvres et les nécessiteux (2).
(1) Sur le plan linguistique, le terme provient de al-'aqq (« fendre, couper »). Il désigne d’abord les cheveux qui recouvrent la tête du nouveau-né – ainsi nommés parce qu’on les rase et qu’on les enlève – puis, par extension, l’animal immolé, sa gorge étant tranchée. Il est recommandé de raser également la tête de l’enfant le septième jour et de donner en aumône le poids de ces cheveux en or ou en argent, qu’il s’agisse d’un garçon ou d’une fille. La base scripturaire de cette pratique se trouve dans le ḥadith rapporté par al-Tirmidhi (1522) et d’autres, d’après Samura : « Le garçon est “hypothéqué” par son 'aqiqa ; on immole pour lui le septième jour, on lui donne un nom et on lui rase la tête. » — « Hypothéqué par son 'aqiqa » signifie, selon l’explication la plus répandue, qu’il ne pourra pas intercéder pour ses parents au Jour dernier si ce sacrifice n’est pas accompli ; d’autres avis existent. Par ailleurs, al-Hakim (4/237) rapporte qu’Ali ibn Abi Talib a dit : « Le Messager d’Allah a pratiqué l'aqiqa pour al-Husayn avec un mouton, puis a dit : “Ô Fatima, rase-lui la tête et fais l’aumône du poids de ses cheveux.” » Nous les avons pesés ; ils atteignaient un dirham. (2) Ibn Majah (3163) rapporte d’après A'isha : le Messager d’Allah nous a ordonné d’offrir, pour le garçon, deux moutons, et, pour la fille, un seul. Selon Abu Dawud (2834) et al-Tirmidhi (1513) : « Pour le garçon, deux moutons de valeur équivalente. » — al-ghulam désigne le garçon ; al-jariyah, la fille ; mutakafi'atayn signifie « de valeur égale ».
"فصل" والعقيقة مستحبة وهي: الذبيحة عن المولود يوم سابعه (١) ويذبح عن الغلام شاتان وعن الجارية شاة ويطعم الفقراء والمساكين (٢).
(١) وهي في اللغة من العَق وهو الشق والقطع، وهي اسم للشعر الذي يكون على رأس المولود حين ولادته، سمي بذلك لأنه يحلق ويقطع، وسميت الذبيحة المذكورة بها لأنها يقطع مذبحها ويشق حين الحلق. ويستحب أن يحلق شعره أيضاً يوم سابعه، ويتصدق بزنته ذهباً أوفضة، ذكراً كان المولود أم أنثي. والأصل في مشروعية ما ذكر واستحبابه: ما رواه الترمذي (١٥٢٢) وغيره من حديث سَمرة ﵁ قال: قال رسولُ الله ﷺ: (الغُلاَمُ مُرْتهَن بِعَقيقته، يذْبَحُ عَنهُ يَوْمَ السابِعِ، ويسمى، ويحلقُ رَأسه). [مرتهن بعقيقته: أي لا يشفع في والديه يوم القيامة إن لم يعَق عنه، وقيل غير ذلك]. وروى الحاكم (٤/ ٢٣٧) عن علي بن أبي طالب ﵁ قال: عَق رسولُ الله ﷺ عنٍ الحسينِ بِشَاةٍ وقال: (يا فَاطمَةُ احْلِقِيَ رأسَه، وتَصدقي بِزِنةِ شَعْرِهِ). فَوزَناهُ، فكانَ وَزنُه دَرهَماً. (٢) روى ابن ماجه (٣١٦٣) عن عائشة ﵂ قالت: أمَرَنَا رسولُ الله ﷺ أنْ نَعق عن الْغُلاَمِ شَاتيَنْ، وعن الْجَارِيَة شَاة. وعند أبي داود (٢٨٣٤) والترمذي (١٥١٣): عن الغلاَم شَاتَان متكَافئَتان. [اَلغلاء: الذكرَ. الجارية: الأنثى. متكافئتان: متساويتان]