l’offrande sacrificielle (1), et il en nourrit les pauvres et les nécessiteux (2).
…et à les aider à son sujet). Il lui est également permis d’en offrir une partie à des personnes aisées ; il est toutefois recommandé de ne pas dépasser le tiers pour ce qui est consommé ou offert, l’aumône restant préférable au don. Le mieux est donc d’en manger un peu – par recherche de bénédiction – et de distribuer le reste en aumône, à l’image du Prophète ﷺ. Al-Bayhaqi rapporte en effet qu’il ﷺ goûtait au foie de son *udhiyya* (sacrifice) (Mughni al-Muhtaj, 4/290). D’après l’opinion la plus solide de l’école, il est obligatoire d’en faire l’aumône d’au moins une partie, fût-ce à un seul nécessiteux, conformément au verset : « Les *budn* (bestiaux destinés au sacrifice), Nous les avons institués pour vous comme emblèmes d’Allah. Vous y trouvez un bien ; invoquez donc sur eux le Nom d’Allah lorsqu’ils se tiennent, puis, lorsqu’ils gisent sur le flanc, mangez-en et nourrissez le pauvre miséreux. » (sourate al-Hajj, 22 : 36). [ *Budn* : pluriel de *badana*, chamelles offertes au sanctuaire – par analogie, les bêtes d’*udhiyya*. *Shaʿaʾir Allah* : les emblèmes de la religion. *Sawâff* : debout, la patte antérieure gauche entravée. *Wajabat junûbuhâ* : elles sont tombées à terre. *Al-bâʾis* : celui qui est dans un besoin extrême. ] Manger de la viande n’est donc pas obligatoire, contrairement au devoir de nourrir le pauvre, car le verset dit : « Nous les avons institués pour vous », or ce qui est fait « pour » l’être humain reste à sa libre disposition (Mughni al-Muhtaj, 4/290). (1) C’est-à-dire n’importe quelle portion, même la peau ; il est illicite de la vendre ou de la donner comme salaire au boucher. La preuve en est le ḥadith rapporté par al-Bayhaqi (9/294) d’après Abou Hurayra ﵁ : « Celui qui vend la peau de son sacrifice n’a pas de sacrifice valable. » Si l’animal n’avait pas fait l’objet d’un vœu ou d’une obligation (voir note 2, p. 244), il lui est permis de tirer profit de la peau ; autrement, il doit la distribuer en aumône. (2) Voir note 3, p. 244.
الأضحية (١) ويطعم الفقراء والمساكين (٢).
تُعينُوا فيها). وله أيضاً أن يهدي منها إلى الأغنياء، ويسن أن لا يزيد في الأكل أو الإهداء على الثلث، والتصدق أفضل من الإهداء. والأفضل أن يأكل القليل منها تبركاً ويتصدق بالباقي، اقتداء به ﷺ، فقد روى البيهقي أنه ﷺ كان يأكل من كَبِدِ أضْحِيتِه (مغني المحتاج: ٤/ ٢٩٠). ويجبَ التصدق ببعضها ولو لفقير واحد على الأصح في المذهب، لقوله تعالى: "وَالْبُدنَ جَعَلْنَاهَا لَكُمْ مِنْ شَعَائِرِ اللهِ لَكُمْ فيهَا خَيْرْ فَاذْكُرُوا اسمَْ الله عَلَيْهَا صَوَافّ فَإذَا وَجبَتْ جنوبهَا فَكُلُوا مِنْها وَأْطْعِمُوا البائِسً الْفَقيرَ "/ الحج: ٣٦/. [البدن: جمع بَدَن وهي ما يهدى إلى الحرم من الإبل، وقيس عليها الأضاحي. شعائر الله: علائم دينه. صواف: قائمة معقولة اليد اليسرى. وجبت جنوبها: سقطت على الأرض. البائس: شديد الحاجة]. ولم يجب الأكل منها كما وجب إطعام الفقير لقوله تعالى: " جعلناها لكم " وما جعل للإنسان فهو مخير بين أخذه وتركه. (مغني المحتاج: ٤/ ٢٩٠). (١) أي جزء ولو جلدها، ويحرم ذلك، وليس له إعطاؤه أجرة للجزار. والأصل في هذا: ما رواه البيهقي (٩/ ٢٩٤) عن أبي هريرة ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (مَنْ بَاعَ جِلْدَ أضْحِيَتِهِ فَلاَ أضْحيَةَ لَهُ). وإن كَانت غير منذورة أو واجبة (انظر حاشية ٢ ص ٢٤٤) جاز له الانتفاع بجلدها، وإلاَ وجب عليه التصدق به. (٢) انظر حاشية: ٣ ص٢٤٤.