pour le Prophète — paix et salut sur lui — ; 3 – se tourner vers la qibla ; 4 – prononcer le takbîr ; 5 – invoquer l’acceptation (1). Le sacrifiant ne doit rien consommer de la bête immolée à la suite d’un vœu (2), mais il peut manger de celle qu’il offre de son plein gré (3), et il ne vend rien de
(1) Allah – qu’Il soit exalté – dit : « Mangez donc de ce sur quoi le nom d’Allah a été prononcé » (sourate al-Anʿam, 6 : 118). Selon le ḥadith rapporté par Anas, le Prophète a prononcé la basmala et le takbîr. Muslim (no 1966) rapporte également qu’il a dit : « Bismillah, Allahu akbar ». Dans une autre version chez Muslim (no 1967), il sacrifia un bélier en disant au moment de l’égorger : « Bismillah. Ô Allah, accepte-le de la part de Muhammad, de la famille de Muhammad et de la communauté de Muhammad ». Quant à la prière sur le Prophète ﷺ, elle est prescrite parce qu’il s’agit d’un rite où l’on évoque Allah ; il est donc légitime d’y associer l’évocation de Son Prophète, à l’instar de l’adhân. L’orientation vers la qibla est requise parce qu’elle constitue la direction la plus noble ; on tourne donc la bête à sacrifier vers la qibla, ce qui implique que le sacrificateur lui-même fasse face à cette direction. (2) Il s’agit de l’animal qu’une personne s’est rendu obligatoire par vœu, par exemple en disant : « J’ai envers Allah le devoir d’offrir un sacrifice cette année », ou : « Si Allah guérit mon malade, j’offrirai cette brebis », ou encore : « Je consacre cette brebis comme offrande ». De même qu’il lui est interdit d’en manger, il ne peut pas non plus tirer profit de sa peau ; il doit en faire aumône intégralement. S’il en consomme ou en utilise une partie, il doit la remplacer ou en rembourser la valeur. (3) Al-Bukhârî (no 5249) et Muslim (no 1974) rapportent d’après Salama b. al-Akwaʿ que le Prophète ﷺ a dit : « Que celui d’entre vous qui a sacrifié n’en laisse rien chez lui au-delà du troisième jour. » L’année suivante, ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah, devons-nous refaire cette année ce que nous avions fait l’an passé ? » Il répondit : « Mangez-en, faites-en manger et conservez-en, car l’année dernière les gens étaient dans la gêne et je voulais… »
على النبي ﷺ ٣ - واستقبال القبلة ٤ - والتكبير ٥ - والدعاء بالقبول (١) ولا يأكل المضحي شيئا من الأضحية المنذورة (٢) ويأكل من المتطوع بها (٣) ولا يبيع من
(١) قال تعالى: "فَكلُوا ممَّا ذُكِرَ اسمُ الله عَلَيْهِ "، الأنعام: ١١٨/. وفي حديث أنس ﵁: وَسمّى وَكًبَرَ. وعند مسلم (١٩٦٦): أنه ﷺ قال: (بِاسم اللهِ وَاللهُ أكْبَر). وعنده أيضاً (١٩٦٧) أنَه ﷺ ضَحى بكَبْش، وقال عند ذبحه: (بِاسمِ اللهِ، اللَّهم تَقبلْ مِنْ مُحمَّد، وآلِ مُحَمَد، وَمِنْ أمَة مُحَمّد). وأما الصَلاة على النبي ﷺ: فلأنه محل شرع فيه ذكر الله تعالى، فيشرع فيه ذكر نبيه ﷺ بالصلاة عليه، كالأذان. وأما استقبال القبلة: فلأنها أشرف الجهات، فهي أولى أن يتوجه إليها في القربات، ويكون الاستقبال بمذبح الذبيحة، فيتحقق الاستقبال من الذابح أيضاً. (٢) وهي التي أوجبها على نفسه، كأن قال: لله علي أن أضحي هذا العام، أو بهذه الشاة، أو: إن شفى الله مريضي هذا ونحوه، أو قال: جعلت هذه الشاة أضحية. ومثل الأكل الانتفاع، فليس له أن ينتفع بجلدها مثلًا، بل عليه أن يتصدق به، فلو أكل منها شيئاً أو انتفع به ضمنه بالبدل أو بالقيمة. (٣) روى البخاري (٥٢٤٩) ومسلم (١٩٧٤) عن سلمة بن الأكوع ﵁ قال: قال النبي ﷺ: (مَنْ ضَحَى مِنْكم فَلاَ يُصْبِحَن بَعْدَ ثَالِثَة وفي بَيته منْهُ شيءٌ). فلما كان العامُ المقبلُ، َ قالوا: يا رسولَ الله، فإن ذلكُ العام كما فعَلنا عامَ الماضي؟ قال: (كُلوا وأطعموا وادخروا، فإن ذلك العام كان بالناس جهد، فأردت أن