Et quatre bêtes ne sont pas recevables pour l’uḍḥiya : 1 – la borgne dont la cécité est manifeste ; 2 – la boiteuse dont la claudication est évidente ; 3 – la malade dont la maladie est apparente ; 4 – la maigre épuisée au point que la moelle a quitté ses os (1). En revanche, le mâle castré (2) et l’animal à la corne brisée sont acceptables, tandis que ne sont pas valables…
Pour sept personnes. Dans le Sahih al-Bukhari (n° 5228), d’après ‘Aïcha — qu’Allah l’agrée — : le Messager d’Allah, paix et bénédiction sur lui, sacrifia du gros bétail (des bovins) pour le compte de ses épouses. Le Muwatta (2/486) rapporte qu’Abou Ayyoub al-Ansari — qu’Allah l’agrée — a déclaré : « Nous offrions une seule brebis ; un homme l’égorgeait pour lui-même et pour les membres de sa maison. Puis les gens se mirent à rivaliser, et le sacrifice devint un sujet d’ostentation. » Autrement dit, l’udhiyah (sacrifice rituel) est devenue, chez certains, une occasion de vanité plutôt que l’accomplissement de la sunna. Il ne s’agit donc pas de l’abandonner, mais de corriger son intention et de la rendre sincère. (1) Ḥadith authentifié par at-Tirmidhi (1497) et Abou Dâwoud (2802) — version de ce dernier —, d’après al-Barâ’ ibn ‘Âzib — qu’Allah l’agrée : « Quatre bêtes ne conviennent pas pour l’udhiyah : la borgne dont la cécité est manifeste, la malade dont la maladie est évidente, la boiteuse dont la claudication est évidente, et la cassée — at-Tirmidhi précise : l’extrêmement maigre — qui n’a plus de moelle. » Explications : « manifeste » : défaut apparent ; « claudication » : boiterie ; « cassée » : patte fracturée ; « extrêmement maigre » : chétive et décharnée ; « n’a plus de moelle » : la graisse des os a disparu par maigreur. (2) Le terme khasiy désigne l’animal dont les testicules ont été écrasés ou dont les canaux ont été sectionnés, de sorte que tout désir de copulation (chez l’humain) ou d’accouplement (chez l’animal) disparaît. Al-Hâkim (4/227) rapporte, d’après ‘Aïcha et Abou Hourayra — qu’Allah les agrée —, que le Messager d’Allah, paix et bénédiction sur lui, immola deux béliers gros et vigoureux.
وأربع لا تجزئ في الضحايا: ١ - العوراء البين عورها ٢ - والعرجاء البين عرجها ٣ - والمريضة البين مرضها ٤ - والعجفاء التي ذهب مخها من الهزال (١) ويجزئ الخصي (٢) والمكسور القرن ولا تجزئ
عن سبعة. وفي البخًاري (٥٢٢٨) عن عائشة، ﵂: ضَحَّى رسول الله صلى الله علية وسلم عن نساَئه بالبقرِ. وفي الموطأ (٢/ ٤٨٦): أن أبا أيوب الأنصاري ﵁ قال: كناَ نضَحى بالشَاة الواحدَة، يَذبحهاَ الرجلُِ عنه وعن أهْلِ َبيته ثم تبَاهَى الناَسُ بَعدُ فصَارَت مبَاهاة. أي صارت الأضحية مفاخرة بين الناس، لايقصد السنة. وهذا لايعني تركها، بل تصحيح القصد وإخلاص النية. (١) لخبر الترمذي وصححه (١٤٩٧) وأبو داود (٢٨٠٢) واللفظ له، عن البراء بن عازب ﵁، عن النبي ﷺ قال: (أربع لا تجوز في الأضاحي: العوراء بين عورها، والمريضة بين مرضها، والعرجاء البين ظلعها، والكسير - وعند الترمذي: العجفاء - التي لا تنقي). [البين: الظاهر ظلعها: عرجها، الكسير: مكسورة إحدي القوائم. العجفاء: الضعيفة والهزيلة. لا تنقي: ذهب مخها - أي دهن عظامها من الهزال]. (٢) الخصي: هو الذي رضت خصيتاه أو قطعت عروقها حتى تذهب شهوة الجماع لدى الإنسان، أو النزو لدى الحيوان. روى الحاكم (٤/ ٢٢٧) عن عائشة وأبي هريرة ﵂: أن رسول الله ﷺ ضحى بكبشين سمينين عظيمين