La dhakâh accomplie par tout musulman ou par un adepte des Écritures révélées est licite (1), tandis que la bête immolée par un zoroastrien ou par un idolâtre ne l’est pas (2). La dhakâh du fœtus est couverte par celle de sa mère, à moins qu’on ne le trouve vivant ; il devra alors être abattu rituellement (3).
« Je vais vous expliquer cela : la dent n’est qu’un os, et l’ongle n’est autre que le “couteau” des Abyssiniens. [Muda (pl. de mudya) : couteaux. « Faire couler le sang » signifie le verser abondamment, comme l’eau d’un fleuve. Dire que la dent est un os implique qu’il n’est pas permis de sacrifier avec elle. Quant aux “couteaux des Abyssiniens”, c’est-à-dire qu’ils égorgent avec leurs ongles ; or ce sont des mécréants, et nous avons été interdits de les imiter.]
(1) Un Juif ou un Chrétien, conformément à la parole divine : « …sauf ce que vous aurez immolé vous-mêmes » – adresse aux musulmans – et : « La nourriture de ceux à qui le Livre a été donné vous est licite » (s. al-Maʾida, v. 5). Ici, « nourriture » désigne les bêtes abattues. Par consensus, il n’y a aucune différence de licéité entre la bête égorgée par un homme ou par une femme.
(2) Les idolâtres et assimilés n’entrent pas dans cette permission, comme l’impliquent les versets précédents : la bête abattue par un non-musulman n’appartenant pas aux Gens du Livre n’est pas licite. Le Prophète ﷺ écrivit aussi aux mages de Hajar pour leur proposer l’islam ; celui qui se convertissait était accepté, et celui qui refusait se voyait imposer la jizya, avec pour condition que leurs bêtes ne soient pas consommées et que leurs femmes ne puissent être épousées. Al-Bayhaqi (9/285) note que ce récit est mursal, mais que le consensus majoritaire de la communauté le confirme. Sont donc assimilés à l’idolâtre : l’apostat, qui n’est pas maintenu sur la religion à laquelle il a prétendument adhéré, et l’athée, qui nie toute religion ou l’existence du Créateur ; la viande sacrifiée par l’un quelconque de ces individus reste illicite.
(3) Le fœtus est considéré abattu dès lors que sa mère l’a été, sauf s’il en sort vivant ; dans ce cas, on l’égorge séparément. Abou Dawud (n° 2827) rapporte, d’après Abou Saʿid al-Khudri,
وتحل ذكاة كل مسلم وكتابي (١) ولا تحل ذبيحة مجوسي ولا وثني (٢)
وذكاة الجنين بذكاة أمه إلا أن يوجد حيا فيذكى (٣)
وَسَأحَدثُكُمْ عَنْ ذَلِكَ: أمَّا السنُّ فَعَظْم، وَأمَا الظُّفُرُ فَمُدَى الْحَبَشَة).
[مدَى: جمع مُدْيَة وهي السكين. أنهر الدم: أساله وصبه بكثرة، شبه بجريَ الماء في النهر. فعظم: أي ولا يحل الذبح به. فمدى الحبشة: أي الحبشة يذبحون بالأظفار، وهم كفار، وقد نهيم عن التشبه بهم].
(١) يهودي أو نصراني لقوله تعالى: "إلا مَا ذَكَيْتُم " وهو خطاب للمسلمين.
وقوله تعالى: " وَطَعامُ الذينَ أوتُوا الكِتَابَ حِل لَكُمْ "، / المائدة: ٥/. والمراد بالطعام هنا الَذبائح.
ولا فرق في الحل بين ذبيحة الذكر والأنثى بالإجماع.
(٢) كعبدة الأوثان ونحوها، لمفهوم الآيات السابقة، فقد دلت على أنه لا تحل ذبيحة غير المسلم والكتابي، ولأنه ﷺ كتب إلى مجوسِ هجرَ يَعْرِضُ عليهم الإسلامَ، فمن أسْلَمَ قُبِلَ منه، ومن أبَى ضُرِبَتْ عليهم الْجزيَةُ، على أنْ: لا تُؤكَلَ لهم ذَبِيحةٌ، ولا تُنكَحَ لهم أمْرَأةٌ.
قال البيهقي (٩/ ٢٨٥): هذا مرسل، وإجماع أكثر الأمة عليه يؤكده.
ومثل الوثني في عدم حل ذبحه المرتد، لأنه لا يقر على الدين الذي انتقل
إليه، والملحد وهو الذي ينكر الأديان أو وجود الخالق سبحانه، لأنه لا
ملة له، فلا تؤكل ذبيحة أحد من هؤلاء.
(٣) أي يعتبر ذبح أمه ذبحاً له، إلا إن خرج حيا بعد ذبحها فيذبح.
روى أبو داود (٢٨٢٧) عن أبي سعيد الخُدْري ﵁ قال: