Les conditions de son dressage sont au nombre de quatre :
1 – qu’il s’élance lorsqu’on le lâche ;
2 – qu’il s’arrête et revienne lorsqu’on le rappelle (1) ;
3 – qu’après avoir abattu une proie, il n’en goûte rien ;
4 – et que ces comportements se répètent régulièrement (2).
Si l’une de ces conditions fait défaut, le gibier qu’il a capturé n’est pas licite, à moins qu’on ne l’atteigne vivant et qu’on procède alors à la dhakâh (l’abattage rituel) (3).
Il est permis d’accomplir la dhakâh avec tout instrument qui entaille ou blesse, à l’exception de la dent et de l’ongle (4).
(1) *arsalta* : tu l’as relâché et excité contre le gibier. *istarsala* : il s’est échauffé et s’est élancé de lui-même. *zajarta* : tu l’as rappelé à l’ordre, soit après qu’il eut déjà couru vers la proie, soit dès le départ, au moyen du commandement auquel il a été dressé. *inzajara* : il s’est effectivement arrêté.
(2) Deux fois ou davantage : un seul essai peut n’être qu’un hasard et ne prouve pas l’acquisition du dressage. Le nombre exact de répétitions est laissé à l’appréciation des spécialistes des animaux de chasse dressés.
(3) Le fondement de ces conditions se trouve dans le verset cité plus haut et plusieurs ḥadiths, parmi lesquels celui rapporté par al-Bukhari (no 5167) et Muslim (no 1929) d’après ‘Adi b. Hatim : « Lorsque tu lances ton chien dressé et que tu prononces le nom d’Allah, s’il saisit la proie et la tue, mange-en ; mais s’il en consomme une partie, n’en mange pas, car il ne l’a retenue que pour lui-même. » Al-Bukhari (no 5170) et Muslim (no 1930) rapportent également, d’après Abû Tha‘laba : « Si tu chasses avec un chien non dressé et que tu rejoignes l’animal vivant pour l’égorger, alors mange-le », c’est-à-dire si tu le trouves encore vivant et que tu le sacrifies rituellement.
(4) Sacrifier avec ces deux objets inflige un supplice à l’animal ; il s’agit la plupart du temps d’une strangulation déguisée en égorgement. Dans le ḥadith de Rafi‘ (Hâ, t. 2, p. 235) il est rapporté : « Nous craignons (ou espérons) l’ennemi demain et nous n’avons pas de couteaux ; pouvons-nous abattre avec un roseau coupant ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Tout instrument qui fait couler le sang et sur lequel le nom d’Allah est prononcé, consommez-en, à l’exception de la dent et de l’ongle. »
وشرائط تعليمها أربعة:
١ - أن تكون إذا أرسلت استرسلت
٢ - وإذا زجرت انزجرت (١)
٣ - وإذا قتلت صيدا لم تأكل منه شيئا
٤ - وأن يتكرر ذلك منها (٢)
فإن عدمت أحد الشرائط لم يحل ما أخذته إلا أن يدرك حيا فيذكى (٣)
وتجوز الذكاة بكل ما يجرح إلا بالسن والظفر (٤)
(١) أرسلت: أغربت وهيجت على الصيد. استرسلت: هاجت وانبعثت. زجرت: استوقفت بما علمت عليه بعد عدوها إلى الصيد أو ابتداءاً. انزجرت: وقفت.
(٢) مرتين فأكثر، لأن المرة قد تقع اتفاقاً، فلا تدل على حصول التعلم، ويرجع في عدد المرات إلى أهل الخبرة بالحيوان الجارح المعلم.
(٣) والأصل فْي هذه الشروط الآية السابقة وأحاديث، منها: ما رواه البخاري (٥١٦٧) ومسلم (١٩٢٩) عن عديَ بنِ حاتِم ﵁، عن النبي ﷺ قال: (إذَا أرسَلتَ كَلبكَ المعلم وَسَميْت، فَأمْسَكَ وَقتلَ، فَكُل، وَإنْ أكَلَ فَلا تَأكُلْ، فَإنمَا أمْسَكَ على نَفسِهِ).
وروى البخارى (٥١٧٠) ومسلم (١٩٣٠). عن أبي ثَعْلبَةَ ﵁، عن النبي ﷺ قال: (وَمَا صِدْتَ بِكَلْبكَ الَذِي لَيْسَ بِمُعلَم فَأْدْرَكتَ ذَكَاتَه فَكُلْ) أي أدركته حيتاً وذبحته.
(٤) لأن الذٌبح بهما فيه تعذيب للحيوان، وهو في الغالب خنق على صورة الذبح.
جاء في حديث رافع ﵁ (حا ٢ ص٢٣٥): إنا نَرْجُو أو نخاف الّعَدُوَ غداًَ وليست معنا مُدى، أفنذبح بالْقصبَ؟ قال: (مَا أنْهر الدمَ وَذُكر اسمُ الله عَلَيه فَكُلُوهُ، لَيًْس السن الظفرُ.