Et la perfection de la dhakâh comprend quatre éléments : 1 – trancher le ḥulqūm (la trachée), 2 – ainsi que le marīʾ (l’œsophage), 3 – 4 – et les deux wudajn, c’est-à-dire les deux veines jugulaires (1). Le strict minimum acceptable se limite à deux actes : 1 – couper le ḥulqūm, 2 – et le marīʾ (2). Il est permis de pratiquer la chasse avec tout carnassier dressé, qu’il s’agisse d’un fauve ou d’un oiseau de proie (3).
(1) Il s’agit des quatre conduits du cou : le ḥalqoum (la trachée), le mariʾ (l’œsophage) et les deux wadajayn (veines jugulaires). Sectionner les quatre entièrement est recommandé, car l’âme se sépare alors plus aisément ; c’est une façon de faire preuve de bienfaisance envers l’animal lors de l’abattage. Le Prophète a dit : « Mangez de toute bête dont les jugulaires ont été tranchées » (rapporté par Ibn al-Athir, An-Nihâya, racine w-d-j), c’est-à-dire de tout animal dont les vaisseaux sanguins ont été coupés ; or ces quatre conduits sont bien des vaisseaux. (2) Al-Bukhârî (no 2356) et Muslim (no 1968) rapportent, d’après Râfiʿ b. Khadîj : le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce qui fait couler le sang et sur quoi le nom d’Allah a été prononcé, mangez-en. » Le ḥadith montre qu’est valable pour l’abattage tout instrument qui fait jaillir le sang, c’est-à-dire le fait couler abondamment. Or la section du ḥalqoum et du mariʾ remplit cette condition ; l’abattage est donc valide, car la vie disparaît généralement par leur section et se maintient par leur maintien. (3) Il s’agit de tout carnivore muni de crocs, tel le guépard ou le chien, et de tout oiseau de proie doté de serres, comme l’épervier ou le faucon. Allah – le Très-Haut – a dit : « Ils t’interrogent sur ce qui leur est permis. Dis : Il vous est rendu licite les bonnes nourritures, ainsi que la chasse des animaux prédateurs que vous avez dressés. Vous les dressez selon l’enseignement qu’Allah vous a donné ; mangez donc de ce qu’ils capturent pour vous et prononcez le nom d’Allah sur la prise. Craignez Allah, car Allah est prompt à demander compte. » (sourate Al-Mâʾida, 5 : 4). [« wa mâ ʿallamtum » : c’est-à-dire il vous est licite le gibier capturé par l’animal prédateur que vous avez dressé. « mukallibîn » vient de taklîb : le dressage qui consiste à habituer l’animal à se lancer sur la proie quand on l’y incite, terme tiré du mot « kalb » (chien), car ce dressage concerne surtout les chiens de chasse].
وكمال الذكاة أربعة أشياء: ١ - قطع الحلقوم ٢ - والمريء ٣ - ٤ - والودجين (١) والمجزئ منها شيئان ١ - قطع الحلقوم ٢ - والمريء (٢) ويجوز الاصطياد بكل جارحة معلمة من السباع ومن جوارح الطير (٣)
(١) وهي مجرى النفس، ومجرى الطعام، ومجريا الدم على صفحتي العنق، وقطع الجميع كاملة مستحب، لأنه أسهل في خروج الروح، فهو من الإحسان إلى الذبيحة، في الذبح. وفي الحديث: (كُلْ مَا أفْرَى الأوْدَاجَ) (ذكره ابن الأثير في النهاية، مادة ودج) أي كل ما ذُبَح بما قطع العروق، وهذه الأربع كلها عروق. (٢) روى البخاري (٢٣٥٦) ومسلم (١٩٦٨) عن رافع بن خديج ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (مَا أنْهَرَ الدمَ وَذُكِرَ اسمُْ الله عَلَيْه فَكلوهُ). دل الحديث على أنه بجزىء في الذبح ما ينهر الدم، أيَ يسيلهَ بقوة، وقطع الحلقوم والمريء ينهر الدم، فأجزأ في الذبح. ولأن الحياة تفقد بقطعهما وتوجد بسلامتهما غالباً. (٣) أي بكل ذي ناب من البهائم كالفهد والكلب، وذي مخلب من الطير، كالبازي والصقر. قال تعال: " يسَألُونَكَ مَاذَ اأحِلَ لَهمْ قُلْ أحِل لَكُمْ الطيباتُ وَمَا عَلمْتم مِنَ الْجَوَارِحِ مُكَلَبينَ تُعَلَمُونَهن مِمَا عَلَمَكُمْ اللهُ فَكُلُوا مِمّا أمسكنَ عَلَيكُمَْ وَاذْكُرُوا اسمَ اللهِ عَلَيْه وَاتقُوا اللهَ إن الله سَرِيع الْحِسَابِ " / المائدة: ٤/. [وما علمتم: أحل لكم صيد الحيوان الجارح الذي علمتموه. مكلبين: من التكليب وهو تأديب الحيوان وترويضه أن يسترسل إذا أغري بالصيد وسلط عليه، واشتق من الكلب لأن التأديب في الكلاب لهذا أكثر].