aussi bien pour les hommes que pour les femmes ; ce sont :
1 - l’union des deux parties circoncises (1) ;
2 - l’émission de la semence (2).
(1) Le terme khitân, employé ici au duel, désigne la zone circoncise. Chez le garçon, il s’agit de la peau qui recouvre le gland avant la circoncision ; chez la fille, c’est un petit repli cutané situé dans la partie supérieure du sexe, près de l’orifice urinaire. L’expression « rencontre des deux khitân » signifie que ces deux parties se font face, autrement dit la pénétration du gland dans le vagin, métaphore du coït.
Al-Bukhari (287) et Muslim (348) rapportent d’après Abû Hurayra que le Prophète a dit : « Lorsque l’homme s’installe entre ses quatre membres puis la fatigue, le ghusl devient obligatoire », et, dans une version de Muslim : « même s’il n’a pas éjaculé ».
[« Ses quatre membres » : les cuisses et les jambes de la femme. « La fatigue » : l’effort de la pénétration.]
Ce ḥadith prouve que le bain rituel (ghusl) est obligatoire dès qu’il y a rapport sexuel, même sans émission de sperme, comme l’indique la version de Muslim.
(2) Al-Bukhari (278) et Muslim (313) rapportent d’après Umm Salama que Umm Sulaym vint trouver le Messager d’Allah et dit : « Ô Messager de Dieu, Dieu ne rougit pas de la vérité ; une femme doit-elle accomplir le ghusl lorsqu’elle fait un rêve érotique ? » Le Prophète répondit : « Oui, si elle constate l’écoulement du liquide », c’est-à-dire du sperme ou de la sécrétion produite par la femme lors du rapport.
[« Fait un rêve érotique » : elle se voit en train d’avoir un rapport dans son sommeil.]
Abû Dâwûd (236) et d’autres rapportent d’après ʿÂisha qu’on interrogea le Messager d’Allah au sujet d’un homme qui trouve de l’humidité sans se souvenir d’un rêve ; il dit : « Qu’il fasse le ghusl. » On lui demanda aussi : « Et l’homme qui pense avoir rêvé mais ne trouve pas d’humidité ? » Il répondit : « Il n’a pas à se laver. » Umm Sulaym demanda alors : « Si la femme voit cela, doit-elle se laver ? » Il répondit : « Oui, car les femmes sont les homologues des hommes. »
Autrement dit, elles sont leurs égales dans la constitution et la nature, comme si elles avaient été extraites d’eux.
فيها الرجال والنساء وهي:
١ - التقاء الختانين (١)
٢ - وإنزال المني (٢)
(١) مثنى ختان، وهو موضع الخَتْن، وهو عند الصبي: الجلدة التي تغطي رأس اَلذكر قبل الختن، وعند الأنثى: جلدة في أعلى القبل مجاورة لمخرج البول، والمراد بالتقاء الختانين تحاذيهما، ويكون ذلك بدخول الحشفة في الفرج، وهو كناية عن الجماع.
روى البخاري (٢٨٧) ومسلم (٣٤٨) عن أبي هريرة ﵁، عن. النبي ﷺ قال: (إذَا جَلَسَ بَينَ شُعَبِهَا الأرْبعَ ثُم جَهَدهَا فَقَدْ وَجَبَ عَلَيه الغُسلُ) وفي رواية لمسلم: (وإنْ لَمْ يُنزِل).
[شعبها: جمع شُعْبة، وهي القطعة من الشيء، والمراد هنا: فخذا المرأة وساقاها. جهدها: كدها بحركته، وهو كناية عن معالجة إدخال ذكره في فرجها].
والحديث دليل على وجوب الغسل بمجرد الجماع وإن لم ينزل، كما صرحت به رواية مسلم.
(٢) روى البخاري (٢٧٨) ومسلم (٣١٣) عن أم سلمة ﵂ قالت: جاءت أم سُلَيْم: إلى رسول الله ﷺ فقالت:
يا رسول الله، إن الله لايَسْتَحيْي من الحق، فهل على المرأةِ من غُسْل إذا هي احْتَلَمَتْ؟ فقال رسول الله ﷺ: (نَعَمْ، إذا رَأت المَاءَ). أي المني، أو ما يخرج من المرأة حال الجماع.
[احَتلمت: رأت في نومها أنهاُ تجامع].
وروى أبو داود (٢٣٦) وغيره: عن عائشة ﵂ قالت: سئل رسول الله ﷺ عن الرجل يَجِدُ البَلَلَ ولا يذكرُ احتلاماً؟ فقال: (يغْتَسِلُ). وعن الرجل يرى أنْ قد احتلم ولا يجد البلل؟ فقال: (لا غُسْلَ عَلَيْه). فقالت أم سُلَيْمٍ: المرأة ترى ذلك، أعليها غُسْلٌ؟ قال: (نَعَمَ، النَّسَاءُ شَقَائِقُ الرَّجَال).
أي: نظائرهم في الخلق والطبع، فكأنهن شُقِقْنَ من الرَجال.