On considère l’enfant comme musulman lorsque se présentent trois circonstances (1) : 1 – qu’un de ses parents embrasse l’islam ; 2 – ou qu’il soit capturé par un musulman, séparément de ses parents ; 3 – ou encore qu’il soit découvert, abandonné, dans le dār al-islām (territoire d’islam) (2). Section Quiconque tue un ennemi reçoit sa dépouille personnelle (3). Le butin (4) est ensuite réparti en cinq parts : quatre cinquièmes sont attribués à ceux qui ont pris part à l’engagement (5), et le cavalier reçoit trois…
[Ils sont préservés : c’est-à-dire protégés et mis à l’abri ; on y a rattaché les jeunes enfants, car l’enfant suit ses parents dans la religion musulmane. « Au titre de l’islam » : si ces personnes commettent un acte entraînant, selon la loi islamique, une peine financière ou corporelle, elles seront passibles du talion. « Leur compte relève d’Allah » : il s’agit de leurs secrets et de ce qu’elles cachent.] (1) Autrement dit, lorsque l’un des trois motifs suivants est réuni. (2) On privilégie la considération de l’islam et l’intérêt supérieur du mineur, car l’islam est un attribut de perfection, de noblesse et de supériorité. Le Prophète a dit : « Al-islam yaʿlû wa lâ yuʿlâ » (l’islam domine et rien ne le domine). Ḍâru-quṭnî le rapporte dans ses Sunan (Livre du mariage) et al-Bukhârî le cite en commentaire dans « Les funérailles », chapitre : « Lorsque l’enfant se convertit… » (ʿAynî, 8/169). (3) Il s’agit de tout ce que porte le tué : armes, équipement, vêtements ou argent. Al-Bukhârî (no 2973) et Muslim (no 1851) rapportent d’après Abû Qatâda que le Messager d’Allah a dit : « Quiconque tue un ennemi et en apporte la preuve disposera de son butin personnel (salab). » [Preuve : un signe ou des témoins attestant qu’il l’a tué.] (4) Al-ghanīma : biens saisis de vive force aux non-musulmans alors que la guerre est encore en cours, y compris lors de la poursuite. (5) Al-Bayhaqî (9/62) rapporte qu’un homme demanda au Prophète : « Que dis-tu de la ghanîma ? » Il répondit : « À Allah appartient son khumus (un cinquième), et les quatre cinquièmes au reste de l’armée. »
ويحكم للصبي بالإسلام عند وجود ثلاثة أسباب (١): ١ - أن يسلم أحد أبويه ٢ - أو يسبيه مسلم منفردا عن أبويه ٣ - أو يوجد لقيطا في دار الإسلام (٢). "فصل" ومن قتل قتيلا أعطى سلبه (٣) وتقسم الغنيمة (٤) بعد ذلك على خمسة أخماس فيعطى أربعة أخماسها لمن شهد الوقعة (٥) ويعطى للفارس ثلاثة
[عصموا: حفظوا ووقَوْا، وألحق صغار الأولاد بما ذكر لأن الولد تبع لأبويه في الإسلام. بحق الإسلام: أي إذا فعلوا ما يستوجب عقوبة مالية أو بدنية في الإسلام، فإنهم يؤاخذون بذلك قصاصاً. حسابهم على الله: أي فيما يتعلق بسرائرهم وما يضمرون]. (١) أي عند وجود أحد أسباب ثلاثة. (٢) تغليباً لجانب الإسلام وترجيحاً لمصحلة الصغير وما هو أنفع له، فإن الإسلام صفة كمال وشرف وعلو. قال ﵊: (الإسْلاَمُ يَعْلُو وَلاَ يُعْلَى). رواه الدارقطني في سننه (كتاب النكاح). ورواه البخاري تعليقاً في الجنائز، باب: إذا أسلم الصي .. (العيني: ٨/ ١٦٩). (٣) وهو ما يكون مع المقتول من سلاح وعتاد ولباس ومال. روى البخاري (٢٩٧٣) ومسلم (١٨٥١) عن أبي قتّادة ﵁، عن رسول الله ﷺ قال: (مَن قَتَلَ قَتِيلا لَهُ عَلَيْهِ بَينَة فَلَهُ سلَبهُ). [بينة: علامة أو شهود يشهدون له بقتله]. (٤) الغنيمة: ما أخذ من أموال الكفار عنوة والحرب قائمة، ولو عند المطاردة. (٥) روى البيهقي (٩/ ٦٢) أن رجُلا سأل النبي صلي الله عليه وسلم قال: ما تقول في الغنيمة؟ قال: (للهِ خُمُسُهَا، وَأربَعَةُ أخْمَاس لِلجيش).