Quant aux captifs pris parmi les mécréants, il existe deux catégories : 1 - la catégorie qui devient esclave du seul fait de la capture (1), c’est-à-dire les enfants et les femmes ; 2 - et celle qui ne devient pas esclave par la seule capture, à savoir les hommes parvenus à l’âge adulte. À leur sujet, l’imâm dispose de quatre options : 1 - les mettre à mort ; 2 - les réduire en esclavage ; 3 - accorder le *mann* (la libération gratuite) ; 4 - ou exiger une rançon, qu’il s’agisse d’argent ou de l’échange contre d’autres hommes (2). Il retiendra, parmi ces alternatives, ce qui sert au mieux l’intérêt général (3).
apte à l’adoration et destiné aussi à exalter la parole d’Allah ; l’incroyant ne recherche pas cet objectif. Et la parole du Très-Haut : « Il n’y a pas de blâme sur les faibles, ni sur les malades, ni sur ceux qui ne trouvent pas de quoi dépenser » (at-Tawba 9 : 91). [Par « faibles », on entend les enfants et les personnes atteintes de démence. Le terme « blâme » signifie péché ou faute lorsqu’ils ne participent pas au jihâd ; le fait que le verset lève toute faute en cas de non-participation indique que, pour les autres, la participation est obligatoire.] Al-Bukhârî (2521) et Muslim (1868) — ce dernier donnant la formulation retenue ici — rapportent d’après Ibn ‘Umar : « Le Messager d’Allah ﷺ me présenta pour le combat le jour de Uhud alors que j’avais quatorze ans ; il ne m’agréa pas. Il me présenta de nouveau le jour du Fossé, j’avais quinze ans, et il m’agréa, c’est-à-dire qu’il m’autorisa à sortir et à prendre part au combat. » Al-Bukhârî (1762) rapporte d’après ‘Â’icha : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah, ne pourrions-nous pas partir et combattre avec vous ? » Il répondit : « Pour vous, le meilleur et le plus beau des jihâd est un ḥajj accepté. » (c’est-à-dire agréé par Allah). (1) Il s’agit de la capture d’ennemis dans leurs rangs, soit au cours de l’affrontement direct, soit lors de la poursuite. (2) Il est alors permis de percevoir une rançon en échange de leur libération, ou d’opérer un échange entre nos prisonniers et les leurs. (3) Le Très-Haut dit : « Lorsque vous rencontrez les mécréants, frappez-leur les cous ; quand vous les aurez durement décimés, ligotez-les solidement ; ensuite, ou bien vous les relâchez par grâce, ou bien contre rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose son fardeau » (Muḥammad 4). [« Durement décimés » signifie les avoir accablés de morts et de blessures. « Ligotez-les » : faites-les prisonniers.]
ومن أسر من الكفار فعلى ضربين: ١ - ضرب يكون رقيقا بنفس السبي (١) وهم الصبيان والنساء ٢ - وضرب لا يرق بنفس السبي وهم الرجال البالغون والإمام مخير فيهم بين أربعة أشياء ١ - القتل ٢ - والاسترقاق ٣ - والمن ٤ - والفدية بالمال أو بالرجال (٢) يفعل من ذلك ما فيه المصلحة (٣).
أهلا للعبادة، وهو أيضاً لإعلاء كلمة الله ﷿، والكافر لا يسعى إلى ذلك. وقوله تعالى: "لَيْسَ عَلى الضُّعفاء ولاَ عَلى المَرْضىَ وَلاَ عَلى الَذينَ لاَ يجدُونَ مَا يُنْفقونَ حَرَج َ" / التوبة ٩١ /. [الضعفاءَ: الصبيان والمَجانين. حرج: إثم وذنب إذا لم يخوجوا إلى الجهادَ ونفي الإثم والذنب بعدم الخروج دليل على الوجوب] روى البخاري (٢٥٢١) ومسلم (١٨٦٨) واللفظ له، عن ابن عمر ﵄ قال: عَرَضني رسولُ الله ﷺ يومَ أحُد في القتال. وأنا ابنُ أربًعَ عشْرَةَ سنة، فلما يجُزْني، وعرضني، يوم الخَنْدَق، وأنا ابنُ خمسَ عشرةَ سَنَة. فأجازَني. أي فأذن لي بالخروج وَالاشتراك في القتال. وروى البخاري (١٧٦٢) عن عائشة ﵂ قالت: قلت: يا رسول الله، ألا نَغْزو ونجاهِدُ مَعَكُمْ؟. قال: (لكُن أحْسَن الجِهاد وَأجْمَلُهُ الحَج حج مَبرُورُ). أي مقبول. (١) هو الأسر والأخذ من صفوف الأعداء أثناء القتال أو مطاردة العدو. (٢) بأن يأخذ منهم مالاً مقابل إطلاقهم، أو يستبدل أسرانا بأسراهم. (٣) قال تعالى: "فَإذَا لقِيتُمُ الَّذِينَ كَفَرُوا فًضرْبَ الرقابِ حَتَى إذَا أثخنتموهُمْ فَشُدُوا الْوَثَاقَ فَإمَّا مَنّا بَعْدُ وَإمَا فِدَاء ً حَتى تَضعً الْحَرْبُ أوْزارَهَا " / محمد: ٤/. [أْثخنتموهم: أثقلتموهم بالقتل والجراح. فشدوا الوثاق: فأسروهم