dans les cimetières musulmans (1).
Section. – Quant à celui qui délaisse la prière, il existe deux cas :
1 – Dans le premier, il la délaisse sans reconnaître son caractère obligatoire ; son statut est alors celui de l’apostat (2).
2 – Dans le second, il l’abandonne par paresse tout en admettant son obligation ; on l’enjoint alors à se repentir : s’il se repent et accomplit la prière, il est gracié, sinon il est mis à mort à titre de ḥadd (3), et son statut est celui de…
(1) Car il s’est exclu de la communauté ; le Très-Haut a dit : « Quiconque d’entre vous apostasie de sa religion puis meurt en état de mécréance… » (sourate al-Baqarah, 2 : 217).
(2) Autrement dit, on l’exhorte à se repentir ; son repentir consiste à accomplir la prière en proclamant publiquement son adhésion à son caractère obligatoire. S’il refuse, il est exécuté en tant que mécréant : on ne le lave pas, on ne fait pas la prière funéraire sur lui et on ne l’enterre pas dans les cimetières musulmans. Muslim (n° 82), d’après Jâbir, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Entre l’homme et le shirk (l’association) et le kufr (la mécréance) se trouve l’abandon de la prière. » Ce ḥadith s’applique à celui qui la délaisse par dénégation de son obligation.
(3) Autrement dit, le fait d’abandonner cette obligation entraîne une sanction pour laquelle on peut être combattu. C’est ce qu’indique le ḥadith rapporté par al-Bukhari (n° 25) et Muslim (n° 22) d’après Ibn ʿUmar : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât. S’ils s’y conforment, leur sang et leurs biens sont préservés de moi, sauf pour un droit reconnu par l’islam, et leur compte appartient à Allah. » Ce texte montre que celui qui prononce les deux attestations peut être combattu s’il n’accomplit pas la prière, sans pour autant être déclaré mécréant, comme l’indique également le ḥadith rapporté par Abû Dâwûd (n° 1420) et d’autres, d’après ʿUbâda b. as-Sâmit : « Cinq prières qu’Allah a prescrites à Ses serviteurs ; quiconque les accomplit sans en négliger aucune par mépris pour leur droit bénéficie auprès d’Allah d’une garantie… »
في مقابر المسلمين (١).
"فصل" وتارك الصلاة على ضربين:
١ - أحدهما: أن يتركها غير معتقد لوجوبها فحكمه حكم المرتد (٢).
٢ - والثاني: أن يتركها كسلا معتقدا لوجوبها
فيستتاب فإن تاب وصلى وإلا قتل حدا (٣) وكان حكمه حكم
(١) لأنه خرجِ منهم، قال تعالى: "وَمَنْ يَرتَددْ مِنكُمْ عَنْ دينه فَيَمت وَهُو كَافِر " / البقرة: ٢١٧/.
(٢) أى يستتاب، وتوبته أن يصلي معلناً اعتقاده بوجوب الصلاة، فإن لم يتب قتل وكان كافراً، لا يغسل ولا يصلى عليه ولا يدفن في مقابر المسلمين.
روى مسلم (٨٢): غيره عن جابر ﵁ قال: سمعت النبى ﷺ يقول: (إن بيْنَ الرجلِ: وبينَ الشًرْكِ وَالكفرِ تَرْكَ الصَلاَةِ). وهو محمول على الترك جحوداً وإنكاراً لفرضيتها.
(٣) أي عقوبة على تركه فريضة يقاتل عليها. دل على ذلك: ما رواه البخاري (٢٥) ومسلم (٢٢) عن ابن عمر ﵄: أن رسول الله ﷺ قال: (أمرتُ أنْ أقَاتل النَّاسَ حَتَى يشْهَدُوا أنْ لإَ إلَهَ إلاً اللهُ وَأن محُمَداً رَسَول الله، وَيُقِيمُوا الصَّلاَةَ ويُؤتُوا الزكَاةَ. فَإذَا فَعَلوا ذَلِكَ عَصَمُوا. مني دماءَهُمْ وَأموالَهُم إلا بحَق الإسْلاَمِ، وَحسَابُهُمْ عَلى اللهِ).
دل الحديث على أن من أقر بالشهادتين يقاتل إن لم يقم الصلاة، ولكنه لا يكفر، بدليل ما رواه أبو داود (١٤٢٠) وغيره. عن عبادةَ بن الصاَمِتِ ﵁ قال: سمعت رسول الله ﷺ يقول: (خمس صلوات كتبهن الله على العباد، فمن جاء بهن، ولم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن. كان له عند الله عهد أن