s’emparera pas de leurs biens, ni ne portera le coup de grâce à leurs blessés (1).
«… qui se révolte.»
C’est exactement ce que fit Ali – qu’Allah l’agrée –, lorsqu’il envoya Ibn Abbas – qu’Allah l’agrée – débattre avec les kharijites ; quatre mille d’entre eux revinrent sur leur position tandis que les autres persistèrent, si bien qu’Ali les combattit. (Musnad Ahmad, 1/87).
(1) Le combat contre les rebelles diffère de la guerre contre les non-musulmans sur plusieurs points : les prisonniers ne sont ni exécutés ni réduits en esclavage ; on les détient jusqu’à ce que leur rébellion prenne fin, puis on les libère. Les biens saisis ne sont pas distribués comme butin, mais conservés et restitués à leurs propriétaires une fois la sédition éteinte. Les blessés ne sont pas achevés. Celui qui prend la fuite n’est pas poursuivi.
La base de ces règles est le récit rapporté par al-Bayhaqi (8/182), d’après Abd Allah ibn Umar : le Messager d’Allah ﷺ dit à Abd Allah ibn Masud : « Ô Ibn Masud, sais-tu quel est le jugement d’Allah à l’égard de ceux qui se rebellent dans cette communauté ? » Il répondit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète déclara : « Le jugement d’Allah à leur sujet est qu’on ne poursuive pas celui qui tourne le dos, qu’on ne tue pas leur prisonnier et qu’on n’achève pas leur blessé. » Dans une autre version : « et que l’on ne partage pas leur fayʾ (butin pris sur eux). »
Ibn Abi Shayba rapporte, avec une chaîne jugée fiable, qu’Ali annonça, le jour du Chameau : « Ne poursuivez pas celui qui s’enfuit, n’achevez pas un blessé, ne tuez pas un prisonnier. Celui qui ferme sa porte est en sécurité ; quiconque jette son arme est en sécurité. » (Mughni al-Muhtaj, 4/127).
On rapporte encore qu’il déposa tout ce qui avait été pris dans le camp des gens de Nahrawan sur l’esplanade publique ; quiconque reconnaissait un bien le reprenait, et, à la fin, il ne resta qu’un unique chaudron de métal qu’un homme récupéra.
[Nahrawan : localité autrefois située près de Bagdad. Rahba : grande place dégagée entre les habitations.]
يغنم مالهم ولا يذفف على جريحهم (١).
التي تبغي ".
وهذا ما فعله علي ﵁، حيث بعث ابن عباس ﵄ إلى الخوارج فناظرهم، فرجع منهم أربعة آلاف وأصر الباقون، فقاتلهم ﵁. (مسند أحمد: ١/ ٨٧).
(١) مما يختلف به قتال البغاة عن قتال الكفار: أنه إذا أخذ منهم أسرى لا يقتلون، كما أنهم لا يسترقون، بل يحبسون حتى ينتهي بغيهم فيطلقون.
وإذا أخذت منهم أموال لا تقسم كما تقسم الغنائم، بل تحفظ حتى إذا انتهى بغيهم ردت إليهم. وإذا وجد منهم جريح لا يذفف عليه، أي لا يتمم قتله.
وإذا ولَى أحدهم هارباً فلا يتبع.
والأصل في هذا: ما رواه البيهقي (٨/ ١٨٢) عن عبد الله بن عمر ﵄ قال: قال رسول الله ﷺ لعبد الله بن مسعود: (يا ابْنَ مَسعود، أتَدْرِي مَا حكمُ اللهِ فِيمَن بَغَى مِنْ هَذه الأمَّة؟ قال ابنُ مسعودٍ: اللهُ ورسولُهُ أعْلَمُ؟ قال: فَإن حُكْم اللهِ فِيهِمْ أن لاَ يُتْبعً مدْبرُهُم، ولاَ يُقتَلَ أسِيرُهمْ ولاَ يذفَف على جَرِيحِهم. وفي رواية: وَلاَ يُقْسم فَيْؤُهُمْ). أي ما يغنم منهم.
وروى ابن أبي شيبة بإسناد حسن: أن عليا ﵁ أمرَ منَادِيه يومَ الجَملِ فنادى: لا يُتبعُ مُدْبِر ولا يَذففُ عَلى جَرِيح، وَلاَ يقْتَلُ أسير، وَمَنْ أغْلَقَ بَابَهُ فَهُوَ آمنٌ، وَمَنْ ألْقَى سِلاحَهُ فهُوَ آمن. مغني المحتاج: ٤/ ١٢٧.
وروِي عنه: أنَه ألقى ما أصاب من عسكر أهل النهْرَوَانِ في الرحْبَةِ، فمن عرف شيئاً أخذه، حتى كان آخره قدر حديد لإنسان فأخذه.
[النهروان: بلدة كانت بقرب بغداد. الرحبة. الساحة الواسعة بين دور القوم].