Le cavalier d’une monture est tenu d’indemniser les dommages causés par sa monture (1).
« Celui qui est tué en défendant son bien est martyr ; celui qui est tué en défendant sa religion est martyr ; celui qui est tué en défendant sa vie est martyr ; et celui qui est tué en défendant sa famille est martyr. » Par « famille » il faut entendre l’épouse, mais aussi la fille, la sœur, la mère et toute personne dont l’atteinte entacherait son honneur. L’argument tiré de ce ḥadith est le suivant : puisque le texte confère à la personne le statut de martyr au moment où elle est tuée, cela prouve qu’elle est autorisée à se battre, tout comme le martyr tombé au combat. Or se battre peut impliquer de tuer l’agresseur ; elle est donc également autorisée à le tuer, et ce qui est permis ne donne pas lieu à indemnisation. S’il lui est permis de tuer, il lui est a fortiori permis d’user de moyens moins graves. Toutefois, elle ne doit pas recourir au moyen le plus violent si l’assaillant peut être repoussé par un moyen plus léger : si un simple cri ou un appel à l’aide suffit, on ne frappe pas ; si le coup suffit, on ne mutile pas, et ainsi de suite. Repousser l’agression est obligatoire lorsqu’elle vise l’honneur (‘ird) ou la vie : s’abstenir de défendre son honneur revient à l’offrir, ce que nul n’est habilité à faire ; renoncer à défendre sa vie équivaut à se livrer à l’injuste, ce qui est interdit, sauf si l’assaillant est musulman : dans ce cas, ne pas riposter est permis et peut être recommandé. Lorsque l’agression porte sur les biens, la personne peut choisir de se défendre ou de s’en abstenir, car elle a le droit de céder son bien ; l’absence de défense vaut alors autorisation tacite de le prendre. La défense de la vie, des biens et de l’honneur d’autrui est soumise aux mêmes règles que la défense de sa propre personne. Le Musnad d’Ahmad (3/487) rapporte en ce sens que le Messager d’Allah a dit : « Quiconque laisse un croyant être humilié en sa présence sans le soutenir alors qu’il en a la capacité, Allah l’humiliera devant toutes les créatures le Jour de la Résurrection. » (1) Que la chose ait été détruite par la main, le pied, la bouche ou autrement, la responsabilité en revient à sa négligence.
وعلى راكب الدابة ضمان ما أتلفته دابته (١).
دُونَ مَالِهِ فهوَ شهِيدٌ وَمنْ قُتِلَ دونَ دِينِهِ فَهوَ شهِيدٌ، وَمَنْ قُتِلَ دُونَ دَمِهِ فَهُوَ شَهيد، ومَنْ قتِلَ دُونَ أهْلِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ). والمراد بالأهل الزوجة وغيرها، كالبنتَ والأخت والأم، وكل من يلحقه العار بسببهن. ووجه الاستدلال بالحديث: أنه لما جعل شهيداً حال قتله، دل على أن له أن يقاتل، كما أن شهيد المعركة له أن يقاتل، وقد يلزم عن قتاله أن يقتل غيره، فدل على أنه مأذون له في القتل، وما كان مأذونا فيه لايضمنَ، وإذا كان له أن يقتل فله فعل ما هو أقل من القتل من باب أولى، على أنه ليس له أن يلجأ إلى الأشد إن كان الصائل يدفع بالأخف، فإن أمكن دفعه بالصياح والاستغاثة فلا يلجأ إلى الضرب، وإن أمكن بالضرب لا يلجأ إلى القطع وهكذا. والدفع واجب إن كان الصيال على العرض أو النفس، لأن ترك المدافعة عن العرض إباحة له، ولا يملك أحد إباحة عرضه لأحد في حال من الأحوال، وترك المدافعة عن النفس استسلام للظالم، وهو لا يجوز، إلا إن كان الصائل مسلماً فله عدم المدافعة، وقد يستحب له ذلك. وأما إن كان الصيال على المال، فله دفعه وله تركه، لأنه يملك إباحة ماله لغيره، فيحمل ترك دفعه على الإذن له فى أخذه. والمدافعة عن نفس غيره وماله وعرضه كالمدافعة عن نفسه وماله وعرضه، دل على ذلك: ما رواه أحمد في مسنده (٣/ ٤٨٧): أن رسول الله ﷺ قال: (مَنْ أذل عنْدَهُ مُؤمن فَلَمْ يَنصُرْهُ، وَهُوَ قَادر عَلى أن يَنْصُرَهُ، أذًلَّهُ الله عَلى رؤُوسِ الخَلاَئِق يَوْمَ الْقيَامَةِ) .. (١) َ سواء أتلفته بيدها أم برجلها، أم بفمها ونحو ذلك. لأن إتلافها ينسب إلى تقصيره.