Quant à celui d’entre eux qui se repent avant d’être mis à la portée du pouvoir, les peines légales (1) tombent, mais il demeure redevable des droits des victimes (2).
Section. — Celui qu’on a visé par une agression contre sa personne, ses biens ou les siens, qui se défend, combat et tue son assaillant, n’encourt aucune indemnité (3).
contre les personnes et le pillage des biens, semant la terreur et l’inquiétude. « yunfaw » : ils sont expulsés de la région et éloignés par l’exil ou l’emprisonnement ; « khizy » : humiliation, disgrâce et sanction disciplinaire.
Ibn ‘Abbâs a donné cette explication, comme le rapporte ash-Shâfi‘î – qu’Allah lui fasse miséricorde – dans son Musnad (al-Umm, 6/255, marge).
(1) Autrement dit, les peines dissuasives spécifiquement prévues pour les coupeurs de route sont levées lorsqu’ils se repentent avant d’être capturés, conformément au verset : « Sauf ceux qui se repentent avant que vous ne les maîtrisiez ; sachez alors qu’Allah est Pardonneur, Miséricordieux » (al-Mâ’ida 5 : 34).
(2) Ils demeurent toutefois redevables des droits privés découlant de leurs actes comme s’ils n’étaient pas brigands : talion pour l’homicide, indemnisation des biens, etc.
(3) Celui qui repousse une agression n’est pas tenu d’indemniser ce qu’il détruit ni pécheur pour ses actes : s’il tue l’assaillant humain, il n’y a ni talion, ni diya (prix du sang), ni expiation ; s’il tue un animal, il n’en rembourse pas la valeur ; de même, il n’est pas responsable des blessures ou infirmités qu’il cause. S’il ne parvient pas à se défendre et est tué, il est martyr. Les juristes nomment cela daf‘ as-sâ’il (la riposte à l’assaillant), c’est-à-dire celui qui s’en prend injustement à autrui pour atteindre ses biens, sa personne ou son honneur.
Cette règle repose sur la parole divine : « Quiconque vous agresse, agressez-le à la mesure de son agression » (al-Baqara 2 : 194), affirmation claire de la légitimité de la défense personnelle.
On y rattache aussi le ḥadith rapporté par Abû Dâwûd (4772), at-Tirmidhî (1420) et d’autres, d’après Sa‘îd ibn Zayd, dans lequel le Prophète ﷺ dit : « Celui qui est tué… »
ومن تاب منهم قبل القدرة عليه سقطت عنه الحدود (١) وأخذ بالحقوق (٢).
"فصل" ومن قصد بأذى في نفسه أو ماله أو حريمه فقاتل عن ذلك وقتل فلا ضمان عليه (٣).
للأنفس وسلب للأموال، إثارة للذعر والقلق. ينفوا: يطردوا منها وينحوا عنها، بالتغريب أو الحبس. خزي: ذل وفضيحة وتأديب].
وفسرها ابن عباس ﵄ بما ذكر، كما رواه الشافعي رحمه الله تعالى في مسنده (الأم: ٦/ ٢٥٥ هامش).
(١) أي سقطت عنه العقوبات الساقة؟ المختصة بقطاع الطريق، لقوله تعالى: " إلا الَذينَ تَابُوا مِنْ قَبْلِ أنْ تَقْدِرُوا عَلَيهِم فَاعْلمُوا أن اللهَ غَفُور رَحَيمٌ " / المائدة: ٣٤/.
(٢) أي طولبَ بالحقوق المرتبة على تصرفه كما لو لم يكن قاطع طريق، من قصاص وضمان مال، ونحو ذلك.
(٣) أي لا يضمن ما أتلفه ولا إثم عليه في تصرفه، فلو كان القاصد له إنسانا وقتله، فلا قصاص عليه ولا دية، ولا كفارة، ولو كان حيوانا وقتله، لا يضمن قيمته، ركذلك لو أتلف له عضواً، أو أحدث فيه عيباً. وإذا لم يستطع الدفع عن نفسه وقُتِلَ كان شهيداً. وهذا ما يسمى في الفقه الإسلامى: دفع الصائل، أي المستطيل على غيره ظلماً بقصد النيل من ماله أو نفسه أو عرضه.
والأصل في هذا: قوله تعالى: " فَمَنِ اعْتَدَى عَلَيكُمْ فَاعتدُوا عَلَيْه. بمثلِ مَا اعْتَدَى عَلَيكُمْ " / البقرة: ١٩٤/. أي فردوا اعتداءهَ بالمثلَ، فهي صرخة بمشروعية رد الاعتداء ودفعه عن النفس.
وما رواه أبو داود (٤٧٧٢) والترمذي (١٤٢٠) وغيرهما، عن سعيد ابن زيد ﵁، عن النبي ﷺ، قال: (مَن قُتِلَ