Section. — Les *qiṭâʿ al-ṭarîq* (1) se divisent en quatre catégories :
1 – S’ils ont tué sans s’emparer des biens, ils sont mis à mort.
2 – S’ils ont tué et pris les biens, ils sont mis à mort puis crucifiés (2).
3 – S’ils se sont emparés des biens sans tuer, on leur coupe la main droite et le pied gauche (3).
4 – S’ils n’ont fait qu’effrayer les voyageurs (4) sans tuer ni dérober, ils sont emprisonnés et soumis à une peine de taʿzîr, c’est-à-dire une sanction disciplinaire (5).
(1) Il s’agit d’une bande organisée et armée : ses membres se réunissent, se protègent mutuellement, s’entraident dans leur entreprise, guettent les passants dans les recoins des routes ; lorsqu’ils les aperçoivent, ils surgissent pour s’emparer de leurs biens et, parfois, leur ôtent même la vie.
(2) Après les avoir lavés, enveloppés dans un linceul et, s’ils sont musulmans, avoir accompli la prière funéraire, on les attache à deux pièces de bois disposées en croix ou à tout dispositif analogue. Il s’agit d’un surcroît de châtiment destiné à rendre publique l’atrocité de leur crime, la gravité de leur faute et à dissuader les autres. Le corps reste exposé trois jours tant qu’aucune décomposition n’apparaît ; si celle-ci est à craindre, on le descend plus tôt.
(3) On ampute la main droite et le pied gauche ; en cas de récidive, on coupe la main gauche et le pied droit.
(4) Ils ont semé la terreur parmi la population en bloquant les routes et en agressant les voyageurs.
(5) Ils sont châtiés par des coups ou tout autre moyen que le juge estime dissuasif (taʿzîr). Il est préférable de les incarcérer loin de leur région d’origine, car cela leur est plus pénible et plus efficace pour les décourager. On les maintient en détention jusqu’à ce que leur repentance soit manifeste et que leur conduite se réforme, par souci de sécurité publique.
Le fondement de ces dispositions est la parole d’Allah — sourate al-Maʾida, verset 33 — : « La rétribution de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Messager et s’efforcent de semer la corruption sur terre est qu’ils soient tués, crucifiés, amputés d’une main et d’un pied opposés ou bannis du pays. Cela constitue pour eux l’opprobre en ce monde ; et dans l’au-delà un châtiment terrible leur est réservé. »
[« Faire la guerre à Allah et à Son Messager » : transgresser leurs ordres en agressant les créatures d’Allah. « S’efforcer de semer la corruption sur terre » : commettre des actes qui détruisent la vie, tels que le meurtre…]
"فصل" وقطاع الطريق (١) على أربعة أقسام:
١ - إن قتلوا ولم يأخذوا المال قتلوا
٢ - فإن قتلوا وأخذوا المال قتلوا وصلبوا (٢)
٣ - وإن أخذوا المال ولم يقتلوا قطعت أيديهم وأرجلهم من خلاف (٣)
٤ - فإن أخافوا السبيل (٤) ولم يأخذوا مالا ولم يقتلوا حبسوا وعزروا (٥).
(١) هم قوم يجتمعون، لهم منعة بأنفسهم، يحمي بعضهم بعضاً، ويتناصرون على ما قصدوا إليه ويتعاضدون عليه، يترصدون الناس في مكامن الطرق، فإذا رأوهم برزوا، قاصدين أموالهم، وربما أزهقوا نفوسهم.
(٢) علقوا على خشبتين متصالبتين ونحوهما، بعد غسلهم وتكفينهم والصلاة عليهم إن كانوا مسلمين، زيادة في التنكيل بهم وشهراً لحالهم، لفظاعة جريمتهم وكِبَرِ إثمهم، ولينزجر بهم غيرهم. ويصلب ثلاثة أيام إن لم يتغير، فإن خيف تغيره أنزل قبلها.
(٣) أي تقطع اليد اليمنى والرجل اليسرى، فإن عاد ثانية قطعت يده. اليسرى ورجله اليمنى.
(٤) أدخلوا الرعب على الناس، لوقوفهم في طريقهم والتعرض لهم.
(٥) يعزرون بالضرب ونحوه، مما يراه الحاكم رادعاً لهم وزجراً.
والأولى أن يحبسوا في غير موضعهم، لأنه أكثر إيحاشاً لهم وأبلغ في زجرهم.
ويستمر في حبسهم حتى تظهر توبتهم ويستقيم حالهم احتياطاً في أمن الناس.
والأصل فيما سبق: قوله تعالى: "إنَّمَا جزاءُ الذِينَ يحَاربُون اللهَ وَرَسُولَهُ ويَسْعوْنَ في الأرضِ فسَاداً أنْ يُقَتلُوا أو يصَلَبُوا أو تقَطَّع أيدِيهِمْ وأرجُلُهُم منْ خِلاف أوْ يُنْفَوْا مِنَ الأرْضِ ذَلِكَ لهمْ خِزْي في الدنْيَا ولَهم في الآخِرَة عذَابٌ عَظيمٌ " / المائدة: ٣٣/.
[يحاربون الله ورسوله: يخالفون أمرهَما بالاعتداء عَلى خلق الله ﷿.
يسعون في الأرض فساداً: يعملون في الأرض بما يفسد الحياة من قتل