ni qu’il puisse en revendiquer la moindre part (1), et qu’aucune ambiguïté n’existe quant au droit de propriété de la victime (2).
La main droite du voleur est alors amputée à hauteur de l’articulation du poignet (3). S’il récidive une seconde fois, on lui coupe le pied gauche (4). S’il vole une troisième fois, on lui tranche la main…
de celui-ci après que la récolte ait été mise à l’abri dans le grenier ; si la valeur atteint celle d’un bouclier, la main doit être amputée). [Khabna : ce qu’un homme cache et transporte dans son vêtement. Al-‘uquba : la peine de ta‘zir (châtiment discrétionnaire) dans ce contexte. Al-jarin : l’aire de battage ou tout lieu analogue où l’on conserve les fruits et les récoltes. Al-mijn : tout objet servant de protection contre les coups d’arme, tel un bouclier ; sa valeur était estimée à un quart de dinar].
(1) Autrement dit, la peine d’amputation ne s’applique que si le bien volé n’appartient en rien au voleur ; ainsi, le coassocié qui détourne le capital commun n’encourt pas la coupe.
(2) Le voleur ne doit avoir aucune présomption de droit de propriété sur le bien ; s’il en a une — comme le père qui prend chez son fils ou le fils chez son père, cas justifiés par l’obligation de subsistance — la main n’est pas amputée.
(3) Le kou‘ est l’os proéminent situé du côté du pouce, à l’articulation de la main et de l’avant-bras. Le fait que l’amputation concerne la main droite est confirmé par la variante lue par Ibn Mas‘ud : « coupez leurs mains droites », considérée, pour l’argumentation juridique, comme l’équivalent d’un ḥadith aḥad. Al-Tabarani rapporte que le Prophète ﷺ fit couper la main droite d’un voleur (Mughni al-Muhtaj, 4/177). Quant au fait de couper à l’articulation du kou‘, il s’appuie sur le récit du vol du manteau de Safwan ibn Umayya, rapporté par al-Daraqutni (3/205) : « Il ordonna de le couper à partir de l’articulation. »
(4) Al-Daraqutni (3/103) rapporte d’après ‘Ali ﵁ : « Lorsque le voleur a déjà eu la main droite coupée et récidive, on lui tranche le pied gauche. » Cette amputation se fait à l’articulation de la jambe et du pied, ainsi que l’a pratiqué ‘Umar ﵁ sans qu’aucun Compagnon ne le contredise, établissant ainsi un consensus (Nihaya, 3/60).
فيه (١) ولا شبهة في مال المسروق منه (٢).
وتقطع يده اليمنى من مفصل الكوع (٣) فإن سرق ثانيا قطعت رجله اليسرى (٤) فإن سرق ثالثا قطعت يده
منه شيئاً بَعْدَ أنْ يؤْوِيَهُ الجَرِينُ، فبلغَ ثمنَ المجن، فعليه الْقطع) [خبنة: هي ما يحمله الرجل في ثوبه. العقوبَة: وهي التعَزير هنا.
الجرين: البيدر وما في معناه مما تحفظ فيه الثمار ونحوها. المجن: كل ما يتوقى به ويستتر من ضربة السلاَح، كالترس. وكانت قيمته تقدر بربع دينار].
(١) أي في المسروق، فلو كان للسارق ملك فيه، كما لو سرق الشريك
من مال الشركة، فلا قطع عليه.
(٢) أي ليس للسارق شبهة ملك في مال المسروق منه، فلو كان له فيه شبهة ملك، كما لو سرق الوالد من ولده أو الولد من والده، فلا قطع، لشبهة الملك باستحقاق النفقة.
(٣) الكوع: هو العظم الناتىء مما يلي الإبهام، في مفصل الكف مع الساعد. ودل على كون اليد اليمنى: قراءة ابن مسعود ﵁: فَاقْطَعُوا أيَمَانَهُمَا. وهي في حكم حديث الآحاد من حيث الاحتجاج بها على الأحكام. عند الطبراني: أن النبي ﷺ أتي بسارق فقطع يمينه. مغني المحتاج: ٤/ ١٧٧.
وكون القطع من مفصل الكوع: لما جاء في حديث سرقة رداء صفوان ابن أمية ﵁، عند الدارقطني (٣/ ٢٠٥): ثم أمرَ بَقطْعِه مِنَ المِفصَلَ.
(٤) روى الدارقطني (٣/ ١٠٣) عن علي ﵁ قال: إذا سَرَقَ السارق قطِعت يدُهُ اليُمْنى، فإنْ عادَ قطعَتْ رجلُهُ اليُسرى.
وتقطع من مفصل الساق مع القدم، لفعل عمر ﵁، ولم ينكَر عليه أحد، فكان إجماعاً. نهاية: ٣/ ٦٠.